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Pourquoi les valeurs américaines ne son pas si chères que cela
Les gérants sont assez unanimes sur le sujet : les valeurs américaines sont très (trop ?) chères. L'occasion de se reporter sur les entreprises européennes ou des pays émergents ?Pas si sûr, si l'on en croit Angel Agudo, gérant de portefeuille chez Fidelity. Pour lui, les sociétés nord-américaines bénéficient toujours d'un faisceau d'éléments favorables. Tout d'abord d'ordre macro-économique puisque le pays de l'oncle Sam profite depuis peu d'une croissance des salaires assortie d'une situation de quasi plein-emploi. De même l'arrivée de Donald Trump devrait-elle faire bouger quelques curseurs du côté de l'impôt sur les sociétés et la déréglementation.
Et ce, alors que la confiance des entreprises est en très nette hausse depuis janvier 2016, que celle des investisseurs se reprend assez franchement et surtout que les événements politiques ne semblent absolument pas perturber les donneurs d'ordres. Comme le démontre la décorrélation entre l'indice d'incertitude de politique économique mondiale (3 mois) et le fameux Vix (quasiment au plus bas en ce moment).
Du coup, même si les belles entreprises américaines se payent très cher, le gérant vedette de Fidelity identifie toujours de nombreuses opportunités. Il faut dire que les valeurs composant le S&P 500 affichent des niveaux de marge d'exploitation quasiment historiques (à 13%) après le plongeon observé en 2009. Certains secteurs dégagent même des performances encore plus brillantes comme la finance (20,9%), les technos (20,6%) ou bien les services collectifs (16,5%).
Dans ce contexte, Angel Agudo a apprécie plus particulièrement des secteurs associant une faible valorisation à un piètre intérêt de la part des investisseurs. Parmi les stars de cette catégorie : les services de télécommunication, les banques, les logiciels, les produits ménagers et les soins à la personne, tout comme les semi-conducteurs. De quoi faire son marché sans problème. Et de donner ses valeurs préférées : Oracle, Berkshire Hattaway, Verizon, Pfizer ou JP Morgan.
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