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Vallourec se met en ordre de marche pour traverser une période difficile
Vallourec avait prévenu que 2014 allait être un exercice difficile. Avant même de pouvoir chiffrer l’étendue de l’impact du repli des prix du pétrole, le groupe avait déjà identifié un gros problème avec l’un de ses principaux clients, Petrobras. Pour autant, la société a manifestement réussi à naviguer dans ces eaux troubles si l’on en juge par les résultats qu’elle publie ce soir : grâce à une gestion rigoureuse des coûts et de la trésorerie, le cash-flow disponible est fortement positif à 254 millions d’euros (+315 millions d’une année sur l’autre) tandis que la dette nette est revenue à 1,5 milliard d’euros. Le bénéfice brut d’exploitation s’inscrit en repli de 7% à 855 millions et le résultat net ajusté, part du groupe totalise 239 millions (-8,8%). Compte tenu de l'environnement actuel, Vallourec a déprécié la valeur comptable de certains de ses actifs, sans impact sur la trésorerie et le profil de liquidité du Groupe. Raison pour laquelle il propose de maintenir le dividende au titre de l'exercice 2014 à 0,81 euro par action.
Dans un contexte particulièrement adverse pour sa filière, le président de Vallourec, Philippe Crouzet a longuement commenté ce qu’il était en train de faire pour sortir de l’ornière : « Vallourec évolue actuellement dans un environnement affecté par l'importante chute des prix du pétrole et la forte réduction des investissements de ses clients internationaux, notamment aux États-Unis et dans la zone EMEA. Nous avons activé tous les leviers de flexibilité pour faire face à la chute des volumes. Outre ces mesures conjoncturelles, nous travaillons depuis six mois à la conception et à la mise en oeuvre d'un plan de compétitivité sur deux ans (Valens). Ce plan vise à réduire structurellement la base de coûts 2014 de 350 millions d'euros sur la période 2015-2016, soit 10 % des coûts ajoutés (hors matières premières), ainsi qu'à diminuer de 100 millions d'euros par an le montant des investissements industriels en les limitant à 350 millions d'euros, un niveau optimal qui permet de maintenir et développer l'activité du Groupe. En 2015, les mesures structurelles et d'adaptation à court terme dans les usines se traduiront par une baisse d'environ 15 % des heures travaillées, comprenant une réduction d'environ 7 % des effectifs ».
On l’aura compris, la société se met en ordre de marche pour résister, y compris dans un contexte de prix durablement faibles de l’or noir et de réduction drastique des investissements de ses commanditaires, sachant qu’en outre, Petrobras ne semble pas prêt de se remettre de ses dernières péripéties. D’ici là, le conseil de surveillance du fabricant de tubes vient de coopter un nouvel administrateur pour remplacer Edward G. Krubasik : il s’agit de Pierre Pringuet qui a tout récemment laissé son siège de directeur général de Pernod Ricard à l’un des descendants du fondateur : Alexandre Ricard.
Pierre Pringuet est diplômé de l'Ecole Polytechnique et Ingénieur du Corps des Mines. Après avoir débuté sa carrière dans la fonction publique, il entre au cabinet du Ministre Michel Rocard (1981-1985) puis devient Directeur des Industries agricoles et alimentaires au Ministère de l'Agriculture. En 1987, il rejoint Pernod Ricard comme Directeur du Développement avant d’en devenir le Directeur Général en novembre 2008 jusqu'à l'expiration de son mandat le 11 février dernier. Il est actuellement Vice-Président du Conseil d'Administration de Pernod Ricard. Il est par ailleurs administrateur des sociétés Cap Gemini, Illiad et Avril. Pierre Pringuet est Président de l'Association Française des Entreprises Privées (AFEP), Président d'AgroParisTech, de l'AAIM (Association Amicale des Ingénieurs des Mines) et de la Scotch Whisky Association.
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