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AG d’Airbus et Alcatel-Lucent : les bons et les mauvais points de Proxinvest
Alors que les assemblées générales d’Airbus Group et Alcatel-Lucent se tiendront respectivement mardi et mercredi prochain, Proxinvest dispense ses conseils de vote. L’agence donne notamment son point de vue sur le grand sujet du moment : la rémunération des dirigeants.
En ce qui concerne Airbus Group, Proxinvest note des améliorations mais n’est pas entièrement convaincu. « Malgré les quelques progrès de transparence, il n’y a pas de vote des actionnaires sur la rémunération des dirigeants, dont la part variable à court et long terme repose sur des conditions non vérifiables et ne satisfait pas nos principes », écrit l’agence de conseil en vote. Et d’ajouter que ce sentiment est le même pour la rémunération des administrateurs non exécutifs, laquelle est « nettement supérieure à la pratique du CAC 40 ». C’est pourquoi l’organisme invite les actionnaires à s’opposer au vote du quitus des administrateurs et des dirigeants. Autre motif de grief de la part de la société de conseil : le manque de diversité et d’indépendance au conseil d’administration. Seule une femme y siège, à savoir Anne Lauvergeon.
Proxinvest fait également le point sur les rémunérations des dirigeants d’Alcatel-Lucent. Pour l'agence, la part variable du président du conseil, Philippe Camus, « ne semble pas recevable », tandis que c’est l’indemnité de départ ainsi que le régime de retraite du directeur général, Michel Combes, qui chiffonne l’agence. Cette dernière s'oppose enfin à l'approbation des comptes sociaux, faute de vote sur le rapport spécial des commissaires aux comptes.
Mais Proxinvest ne fait pas que tacler, l’agence distribue également des bons points. Ainsi, les analystes reconnaissent apprécier les efforts d’Alcatel-Lucent sur les montants demandés pour plusieurs résolutions portant sur des augmentations de capital. La firme soutient aussi les propositions relatives à la nomination de Véronique Morali et de Francesco Caio comme administrateurs, et au renouvellement de quatre membres du conseil (Kim, Crawford, Goodman et Jean-Cyril Spinetta). « Nous apprécions la séparation des fonctions à la tête du conseil ainsi que l’indépendance de celui-ci ».
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