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La Commission européenne donne son accord à la restructuration d’Areva
L'Etat français, qui détient actuellement près de 86,5% d'Areva, pourra bien renflouer les caisses du spécialiste français du nucléaire. C’est la Commission européenne qui vient de l’annoncer dans un communiqué de presse, considérant que « le projet de la France d'octroyer une aide à Areva sous la forme d'une injection de capitaux de 4,5 milliards d'euros est conforme aux règles de l'UE en matière d'aides d'État ». Autrement dit, ces aides d’Etat s’avèrent légitimes puisqu’elles ont pour but de financer la restructuration d’Areva afin d’en assurer sa viabilité, le tout sans fausser le jeu de la concurrence en Europe. Pour Margrethe Vestager, commissaire responsable de la politique de concurrence, « la décision d'aujourd'hui ouvre la voie à un avenir durable pour Areva, sur la base d'un plan de restructuration pérenne. Le plan assure un juste équilibre entre les actions requises pour améliorer la compétitivité du groupe et la nécessité de limiter les distorsions de concurrence engendrées par le financement public ».
L'enquête de la Commission a montré que le retrait d'Areva des activités liées aux réacteurs nucléaires permettra au groupe de « se concentrer sur des activités rentables et claires se rattachant au cycle du combustible nucléaire ». Moyennant quoi, le versement des 4,5 milliards d’euros est soumis à certaines conditions imposées par Bruxelles. Aussi, ce montant ne pourra être versé que si l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) donne son feu vert à la mise en service de la cuve du réacteur EPR, en cours de construction à Flamanville, et si la cession de l'activité réacteurs d'Areva à EDF est validée. Les deux parties se disent plutôt confiantes sur cette autorisation.
Et pour assurer l’activité et la trésorerie du groupe jusqu’à la levée des conditions, les autorités européennes ont par ailleurs accepté l’octroi d’un prêt de 3,3 milliards d’euros par l’Etat français. « Nous venons de franchir une nouvelle étape dans la restructuration du groupe. Nous continuons à travailler avec détermination à la mise en place du "nouvel Areva" » a indiqué une porte parole du groupe à Reuters.
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