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exclusif Les problèmes s'amoncellent sur le chantier de Laennec

EXCLUSIF. Selon les informations de WanSquare, les travaux dans le quartier du Bon Marché font face à un arriéré de paiement de 10 millions d'euros. En jeu: le redressement judiciaire d'un sous-traitant et six mois de retard.
Le chantier de Laennec, qui doit reconvertir l'ancien hôpital en une résidence universitaire, une résidence pour personnes âgées, des logements privés et sociaux et 20 000 mètres carrés de bureaux, n'en finit pas d'accumuler les ennuis. L'année dernière, la sacristie de la chapelle de l'ancien hôpital, où reposent Turgot et La Rochefoucauld, avait été en grande partie détruite. En fin d'année, un accident sur le chantier avait fait trois blessés. Et selon les informations de WanSquare, le projet a maintenant affaire à un dépassement de travaux représentant près de 10 millions d'euros. Allianz et son associé Cogedim sont tous deux maîtres d'oeuvre de ce chantier au budget de 160 millions d'euros. Ils ont déjà été contrariés par la levée de bouclier des habitants du quartier chic du Bon Marché, qui se sont plaints des désagréments des travaux puis ont signé une pétition pour conserver un accès à la chapelle de l'ancien hôpital. Mais c'est aujourd'hui un problème financier d'ampleur qui se profile. Les travaux de réhabilitation ont été confiés à Bouygues, qui a fait appel à des sous-traitants habilités à travailler sur les monuments historiques, étant donné qu'il s'agit d'un site classé. Mais le site sur lequel ont été commandés des travaux de rénovation et de remise aux normes était, selon eux, dans un état différent de celui qui leur avait été présenté. Le travail complémentaire réalisé aboutit à une facture de plus de 10 millions d'euros, qui n'a pas été réglée. Un des sous-traitants, qui emploie une centaine d'ouvriers et est actuellement en procédure de conciliation, pourrait se retrouver acculé au redressement judiciaire si cette note n'était pas réglée à la fin du mois. Ce qui provoquerait l'arrêt immédiat des travaux en cours. Ce scénario pourrait dès lors perturber les plans de François-Henri Pinault, qui a prévu de déménager le siège de son entreprise dans ces locaux, pour lesquels il a demandé des aménagements complémentaires. Car même si de nouveaux sous-traitants reprenaient les travaux, le retard induit serait de six mois. Sachant que les locaux sont vendus au prix de 30 000 euros le mètre carré, l'addition finale pourrait être bien plus salée.
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