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Top 10 des pays les plus risqués | WanSquare
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exclusif Top 10 des pays les plus risqués

EXCLUSIF. Dans l’environnement économique actuel, complexe et mouvant, l’évaluation des risques pays en termes de perspectives économiques et financières, susceptible de peser sur l’environnement des affaires apparaît plus que jamais nécessaire pour prendre les bonnes décisions et prévenir les risques de crédit. A la lumière du dernier guide de la Coface 2017, WanSquare a relevé les 10 pays les plus incertains avec un risque de défaut des entreprises les plus élevés.
Ukraine
Ukraine

1- Zimbabwe :

Pourvu de ressources minières et agricoles, la croissance du pays s’est contractée en 2016, pénalisée par des conditions climatiques défavorables et la chute du prix des matières premières. Malgré des prévisions climatiques plus optimistes pour 2017, l’économie devrait continuer de se contracter, paralysée par une crise de liquidités. De plus, le mécontentement de la population est grandissant face à la crise alimentaire, la hausse du chômage, la pauvreté et l’absence de changement politique.

2- Venezuela :

Le pétrole représente 96% des exportations et reste le principal déterminant du budget de l’état. Malgré une remontée graduelle du cours prévue en 2017, les recettes de l’état resteront affaiblies. Le secteur agricole, de son côté, a été abandonné et affecte la consommation des ménages et les besoins de première nécessité, tirant l’inflation. Le gouvernement n’a pas permis de réduire les déséquilibres macroéconomiques et de relancer la croissance. L’immobilisme politique pour sortir de la crise économique devrait donc perdurer, marqué par les affrontements avec l’opposition.

3- Syrie :

La situation critique du tissu économique, financier et la catastrophique situation humanitaire du pays devraient perdurer. Le pays est en guerre civile depuis 2011. Tous les secteurs d’activité sont touchés et notamment la production pétrolière qui a fortement diminuée. Au total, le coût des destructions est estimé par la Banque mondiale entre 5,9 et 7,2 milliards de dollars. Le déficit public continuera de se creuser et les dépenses militaires continueront de croitre.

4- Libye :

Un gouvernement de transition a été constitué mais la transition est très incertaine et les problèmes sécuritaires sont de mise. Ce gouvernement peine à s’imposer, a fait l’objet d’un coup d’état manqué en décembre 2016 et la menace djihadiste reste latente. L’économie repose en grande partie sur l’exportation de pétrole. Un rebond des échanges pourrait soutenir la croissance et l’amélioration du compte courant dont le déficit est alarmant. Toutefois, les exportations seront pénalisées par les infrastructures pétrolières lourdement endommagées avec les affrontements entre les différentes milices.

5- Iran :

La levée des sanctions en 2016 a permis l’accélération de l’activité avec la reprise graduelle des exportations d’hydrocarbure et un regain du secteur non pétrolier tels que l’agriculture, l’automobile, le commerce et le transport. La remontée des cours du pétrole sera bénéfique, d’autant plus que l’Iran n’est pas soumis aux quotas. Le gouvernement poursuit une politique non-inflationniste et cela renforcera les dépenses d’investissement public. Néanmoins 2017 sera une année à enjeux. En effet, l’accord sur le nucléaire sur lequel Donald Trump est opposé pourrait affecter le pays. Par ailleurs, l’élection présidentielle iranienne en mai prochain déterminera la ligne politique interne et internationale.

6- Irak :

L’activité pétrolière représente plus de 50% du PIB et 90% de l’activité industrielle du pays. Le secteur privé hors hydrocarbure est faible et l’économie est affectée par les retombées du conflit avec l’Etat islamique avec un accroissement des dépenses militaires. La reprise totale de la ville de Mossoul pourrait amorcer la reconstruction des infrastructures cependant limitée par le niveau critique des finances publiques. Le soutien du FMI devrait donc se prolonger.

7- Ukraine :

Grâce à son important potentiel agricole, la croissance devrait augmenter en 2017. Cependant, l’industrie ukrainienne est contrainte par la perte des capacités de productions (acier et mines) situées à l’est du pays, en conflit avec les mouvements séparatistes pro-russes. La reprise de l’activité économique reste toutefois fragile et sera conditionnée par l’absence de nouvelles dégradations des relations à l’est du pays, mais aussi par la stabilisation de sa situation politique imposée par le FMI. Le système bancaire quant à lui représente un taux de 30% de créances douteuses.

8- Ouzbékistan :

La croissance est soutenue par un vaste programme d’investissements publiques. Le pays est dépendant de l’exportation des matières premières qui restera modérée compte-tenu de la persistance des cours bas. La consommation des ménages (45% du PIB) continuera d’être encouragée par des mesures sociales mises en place par le nouveau gouvernement qui suit une politique sur le principe d’un état fort. Ainsi les nouvelles mesures, comme la création d’une zone économique spéciale, ou le développement d’infrastructures dans le cadre de la route de la soie, seront favorables aux investisseurs.

9- Nigéria :

Fortement dépendant des revenus pétroliers (90% des exportations et 75% des recettes fiscales), les infrastructures sont affaiblies par des mouvements rebelles. La production restera limitée si la situation sécuritaire ne s’améliore pas. La croissance devrait rester faible, entrainée par des tensions inflationnistes et des mesures du gouvernement qui tardent, mais qui relanceront les investissements une fois effectives. Ainsi, si les réformes contre la corruption, l’amélioration de la situation économique et du système bancaire sont trop lentes, le contexte social pourrait se dégrader.

10- Mozambique :

Affectée en 2016 par les attaques de l’opposition, l’activité industrielle devrait rester faible en 2017. Une croissance fragile est donc attendue, alimentée par une importante dépendance des cours des matières premières et une forte inflation. La révélation récente par le gouvernement d’une dette cachée de plus d’un milliard de dollars pénalisera les flux d’investissement. Par ailleurs, les efforts de maitrise des finances publiques se feront dans un contexte d’un endettement public très élevé et des besoins en infrastructures importants.


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