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exclusif Volcker Rule : Goldman Sachs est au service de l'économie !

EXCLUSIF. D'après la Wall Street Journal, la firme pense "avoir trouvé un moyen" de relever le plafond de ce qu'une banque pourra investir dans des fonds spéculatifs. Pour ce faire quoi de mieux que de jouer sur la corde sensible.
Goldman Sachs n'a pas l'intention de laisser son business entamé par le Dodd Frank act. Et notamment par sa Volcker Rule, qui prévoit d'interdire qu'une banque puisse faire du trading pour compte propre en dehors des activités de couverture atténuant les risques. Une clause difficile à avaler pour l'établissement dont les fruits de cette pratique ont pu représenter jusque 10% de son chiffre d'affaires. La règle de Volcker veut imposer aux banques de ne pas investir plus de 3% de leurs fonds propres durs dans des hedge funds et des fonds de private equity. D'après les informations du Wall Street Journal, qui cite des cadres dirigeants de l'institution, l'établissement d'affaire aurait "trouvé un moyen" de relever le plafond de ce qu'il pourra investir dans ces fonds, en faisant exclure de la mesure les fonds de crédit. L'argument du géant de Wall Street est simple et joue sur la corde sensible du moment. Les fonds de crédit ont pour vocation de prêter de l'argent à des sociétés qui auraient des difficultés à se financer autrement. C'est-à-dire qu'ils "sont au service de l'économie", précise le journal. Pour Goldman Sachs, ces derniers fonctionnent en réalité comme des banques, aurait expliqué l'institution lors de réunions et dans des lettres envoyées aux pouvoirs publiques. Elle argue aussi que les fonds de crédit ne présentent pas le même niveau de risques que certains autres fonds, eux aussi encadrés par la règle. Le quotidien révèle également que les fonds de crédit représentent une partie non négligeable des activités de Goldman Sachs. Ses deux principaux fonds étant GS Loan Partners et GS Mezzanine Partners, qui représentent respectivement 10,5 milliards et 13 milliards de dollars d'investissements. Le régulateur n'a pas encore répondu de façon claire à la requête. Mais l'établissement emmené par Lloyd Blankfein n'est pas le seul à chercher des failles dans le texte pour arriver à maintenir son business à flot. Depuis le Dodd-Frank act, les services financiers ont dépensé 330 millions de dollars pour faire assouplir la loi signée par Barack Obama en 2010. A elle seule, Goldman a dépensé 8,3 millions de dollars, selon un rapport remis au Congrès.
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