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exclusif Barclays décroche la lune sur le marché des M&A

EXCLUSIF. En pleine restructuration, la banque britannique va encadrer deux opérations géantes. De quoi redorer le blason de l'institution et mettre du baume au coeur à son nouveau patron.
La deuxième banque du Royaume-Uni est-elle en train de renaître de ses cendres? Après nombre de scandales et polémiques, la Barclays a connu lundi une journée faste, en signant un retour fracassant sur le marché des M&A. Une excellente nouvelle pour le nouveau directeur Anthony Jenkins, qui a engagé l'institution dans une profonde restructuration. Ce n'est pas un mais deux gros coups que la prestigieuse institution londonienne a réalisés hier, en l'espace de moins de 24 heures. D'abord en travaillant avec l'équipementier médical américain Thermo Fisher dans son acquisition pour 13,6 milliards de dollars de Life Technologies, une biotech californienne. Ensuite et surtout, en devenant le principal conseiller de Dish Network, détenteur d'un bouquet satellite américain, dans son offre de 25,5 milliards de dollars pour acquérir les deux tiers de Sprint Nextel, quatrième opérateur de téléphonie mobile outre-Atlantique, -surenchérissant ainsi à la proposition du japonais Softbank. Des contrats suffisamment notables pour faire passer la part de marché de Barclays sur ce marché de 10,3% à 17,4% entre vendredi et aujourd'hui, selon les données de Thomson Reuters. La banque londonienne gagne six places d'un coup dans la hiérarchie des plus grandes banques d'affaires sur le marché des M&A, et se hisse ainsi sur la troisième marche du podium. Et s'offre -au passage- le luxe de devancer Morgan Stanley et de se rapprocher des deux leaders, JP Morgan Chase et Goldman Sachs ! Barclays est toutefois coutumière de ce genre d'opérations. La prestigieuse institution britannique a acquis ses lettres de noblesse en la matière après s'être offert les actifs de la défunte banque d'affaires Lehman Brothers en 2008, en proposant à la fois financements et conseils. Ces annonces tombent à point nommé pour son nouveau patron Anthony Jenkins, arrivé à la tête de l'institution en septembre dernier, après le départ soudain de Bob Diamond suite au scandale du Libor. L'intéressé a déjà engagé la Barclays dans une vaste réduction d'effectifs.
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