La rémunération des dirigeants de 11 filiales publiques également plafonnée
EXCLUSIF.
Selon un arrêté publié aujourd'hui au Journal Officiel, des filiales telles qu'Areva NP ou Sofipost vont être touchées. Le patron de La Banque Postale, qui touche plus que le PDG de La Poste, est lui aussi concerné.
Comme prévu, le gouvernement n'a pas attendu le calendrier classique de révision des rémunérations en vigueur pour plafonner les paies des mandataires sociaux des grandes filiales concurrentielles des entreprises publiques françaises. La limite entrera donc en vigueur dès demain, selon un arrêté publié aujourd'hui au Journal Officiel.
Le texte étend ainsi le plafond aux patrons d'Areva NP, d'EDF Énergies Nouvelles, d'EDF Développement Environnement SA, d'EDF International, de Geodis, de Geopost, de Groupe Keolis SAS, de Keolis, de La Banque Postale, de SNCF Participations et de Sofipost à 450 000 euros par an. Une décision qui fait suite à la promesse de François Hollande, laquelle a pris la forme d'un décret fin juillet, de limiter le cumul des rémunérations fixes et variables à 20 fois le salaire le plus bas dans les entreprises publiques.
Le ministère de l'Economie avait tablé sur une vingtaine de "mandataires sociaux" (PDG, directeur général ou gérant) dépassant ce montant. L'un des plus touchés devrait être le président de La Banque Postale. Philippe Wahl a en effet touché 833 217 en 2011, selon Le Monde. C'est plus que le patron de La Poste, Jean-Paul Bailly, qui émarge à 636 000 euros. Un cas que l'on retrouve chez les dirigeants des filiales de la SNCF, Jean-Pierre Farandou de Keolis et Pierre Blayau de Geodis, qui auraient perçu un salaire plus important que Guillaume Pépy (250 000 euros).
En ce qui concerne le président du directoire d'Areva, des dispositions devraient être prises dès aujourd'hui. A l'occasion du bouclage de l'accord visant à céder 13% de la mine d'uranium d'Imouraren à l'électricien chinois CGNPC, le conseil devrait baisser de 33% la rémunération de Luc Oursel, selon La Tribune. En 2011, ce dernier a touché 679 000 euros. Une somme conséquente, qui reste toutefois inférieure à ce qu'a pu toucher la même année Anne Lauvergeon (920 000 euros), Gérarld Arbola (570 000) et Didier Benedetti (545 000). Tout trois respectivement ex-présidente d'Areva, ex-membre du directoire et directeur général délégué, et ex-membre du directoire ont depuis tous quitté le spécialiste du nucléaire.
© Copyright WanSquare
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite
Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article
À lire aussi
17/09/2021 - 10:31

