Top 10: les ministres les plus éphémères de la Vème République
1)Thomas Thévenoud - 9 jours
Nommé secrétaire d’Etat au commerce extérieur dans le gouvernement Valls II le 26 août 2014, Thomas Thévenoud démissionne neuf jours plus tard après avoir été accusé de ne pas payer ses impôts. Soupçonné également de ne payer ni son loyer ni ses PV, il explique ce comportement par une « phobie administrative ». Il est à ce jour le ministre le plus éphémère de la Vème République.
1er ex aequo) Léon Schwartzenberg - 9 jours
Ministre délégué à la santé du gouvernement de Michel Rocard entre le 29 juin et le 7 juillet 1988, le cancérologue Léon Schwartzenberg a dû démissionner neuf jours après son entrée en fonction à cause de propos polémiques sur la toxicomanie. Il s’était notamment prononcé pour la légalisation et la mise en vente du cannabis, afin de court-circuiter les trafiquants.
3) Jean-Jacques Servan-Schreiber - 13 jours
Jean-Jacques Servan-Schreiber fut le ministre des Réformes du premier gouvernement de Jacques Chirac durant treize jours, du 27 mai au 9 juin 1974. Il avait présenté sa démission après avoir publiquement manifesté son opposition aux essais nucléaires que menait alors la France dans le Pacifique. Jacques Chirac l'avait alors surnommé le "turlupin" en raison de cette opposition. Le président Valéry Giscard d’Estaing a écrit : « De tous les départs que j’ai connus, c’est l’un des plus dignes et des moins amers ».
4) Edgard Pisani - 14 jours
Edgard Pisani a eu une courte carrière de 14 jours au poste de ministre de l’Equipement et du Logement dans le quatrième gouvernement de Georges Pompidou, en avril 1967. Il s’était opposé à la demande par le Conseil des Ministres à l’Assemblée de gouverner par ordonnances.
5) Philippe Briand - 15 jours
Philippe Briand, secrétaire d’Etat à l’Aménagement du territoire du gouvernement Raffarin III en 2004, n’aura été en fonction que quinze jours, faute d’avoir pu assurer la succession de l’entreprise qu’il dirigeait, Citya Immobilier, le premier réseau immobilier indépendant de France. Il est donc rapidement revenu diriger son entreprise.
6) Pierre Pfimlin - 30 jours
Pierre Pfimlin est resté 30 jours dans le gouvernement Pompidou, du 15 avril au 15 mai 1962, au poste de ministre de la Coopération. Il avait présenté sa démission, avec l’ensemble des ministres issus du MRP, pour protester contre les déclarations hostiles du général de Gaulle à l’endroit de l’intégration européenne.
7) Alain Juppé - 31 jours
Alain Juppé n’est resté que 31 jours à la tête du ministère de l’Ecologie du premier gouvernement de François Fillon en 2007. Le maire de Bordeaux n’a pas survécu à sa défaite au deuxième tour des législatives dans la deuxième circonscription de la Gironde, battu par la socialiste Michèle Delaunay.
8) Alain Bombard - 32 jours
Alain Bombard, le grand biologiste, connu pour sa traversée de l'Atlantique en canot pneumatique, fut durant 32 jours secrétaire d'Etat à l'Environnement du premier gouvernement de Pierre Mauroy en 1981. Il fut contraint de présenter sa démission après s’être notamment prononcé en faveur de l’abolition de la chasse à courre. A l’époque, Philippe Mitterrand, un des frères du président, était maître d’un équipage au lièvre.
9) Renaud Donnedieu de Vabres - 40 jours
Renaud Donnedieu de Vabres, ministre des Affaires européennes du gouvernement Raffarin II en juin 2002, n’aura été en fonction que 40 jours, après avoir été mis en cause dans une affaire de financement illicite du Parti Républicain, en tant que directeur de cabinet de François Léotard, président du parti.
10) Catherine Trautmann - 46 jours
Catherine Trautmann aura subi le même sort qu'Alain Juppé, elle qui ne passa que 46 jours au poste de secrétaire d’Etat à l’Emploi entre mai et juin 1988, après avoir été battue aux législatives de juin 1988.
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