Dix grands patrons ont déjeuné aujourd'hui avec Hollande
EXCLUSIF.
Dans le cadre de la préparation du Forum de Davos, François Hollande a déjeuné à l'Hôtel de Marigny avec dix patrons qui lui ont tenu un message sévère en matière de fiscalité, de dépenses publiques et de compétitivité.
Selon les informations de WanSquare, François Hollande a déjeuné aujourd'hui à l'Hôtel de Marigny avec dix grands patrons du CAC 40, dans le cadre d'une rencontre qui a lieu chaque année, mais d'habitude à Bercy, afin de préparer le Forum économique de Davos. A ce déjeuner étaient notamment présents Christophe de Margerie, le patron de Total, Gérard Mestrallet, celui de GDF-Suez, Benoit Potier, le président directeur général de l'Air Liquide, Bruno Lafont, celui de Lafarge, Frédéric Oudéa, le P-dg de la Société Générale, Maurice Lévy, au titre de Publicis et de co-organisateur de Davos ou encore Philippe Crouzet, le patron de Vallourec, et dont la femme, Sylvie Hubac est directrice de cabinet du Chef de l'Etat.
Seuls deux membres du gouvernement participaient à ce déjeuner : Fleur Pellerin et Philippe Martin, le Ministre de l'Ecologie. Autant dire qu'aucun poids lourd du gouvernement et encore moins de Bercy accompagnait le Président. En revanche, André Martinez, surnommé "l'oeil de Mosco" et Emmanuel Macron étaient présents.
Après un propos liminaire, le Président de la République s'est fait gentiment sermonné par ses invités.Christophe de Margerie a insisté sur la question européenne, totalement à l'abandon. Benoit Potier a interpellé François Hollande sur les problèmes de compétitivité pour l'industrie. Frédéric Oudéa a attiré son attention sur les questions liées au financement des entreprises. Quant à Maurice Lévy, il a rappelé que l'emploi était la résultante de deux phénomènes : une meilleure compétitivité qui passe notamment par la réduction des dépenses publiques et un niveau d'investissement plus élevé.
Selon plusieurs des participants à ce déjeuner, François Hollande a conclu le repas par une déclaration dans laquelle il reprenait à son propre compte les observations qui lui ont été faites. Il a évoqué une stabilisation des règles fiscales et même l'hypothèse d'une baisse de l'Impôt sur les sociétés. Il a renouvelé son souhait de faire baisser les dépenses publiques. Bref il s'est comporté comme bien souvent dans ce type d'enceintes, comme un Docteur Jekyll et Mister Hyde, affichant une symbiose totale avec les préoccupations des chefs d'entreprise, tout en menant une politique bien différente.
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