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exclusif Un trimestre "ok" pour la Société Générale

EXCLUSIF. Lors d'un dîner avec des analystes, le directeur financier Bertand Badré s'est montré rassurant sur l'activité récente, et l'amélioration du coût du risque. Malgré l'incertitude pour la fin d'année, le point d'entrée est attractif.
Le titre Société Générale a certes été l'une des principales victimes de la crise économique, avec une chute de plus de 50% au cours des douze derniers mois, mais à l'occasion d'un dîner avec des analystes sell-side, le directeur financier de l'établissement s'est montré plutôt confiant sur l'avenir de la banque. L'objectif visé est d'améliorer la solvabilité, la liquidité et de réduire la base des coûts pour compenser la faible croissance des revenus. En effet, l'activité de la banque d'investissement est repartie à la hausse au deuxième trimestre. Après un léger recul en mai et sans pour autant atteindre le niveau d'avril, les revenus de la banque se sont redressés en juin, a expliqué Bertrand Badré. De la même manière, la banque a réduit le coût du risque depuis le début de l'année, ce qui lui a permis de réquisitionner moins de capitaux pour respecter les ratios prudentiels. Malgré cela, les analystes anticipent une détérioration de ce coût du risque pour le second semestre. En outre, ils estiment que l'objectif d'un ratio Core Tier one de 9,1% à fin 2013 sera difficile à réaliser en raison de la dépendance de la banque à ses revenus. Du côté de la fiscalité, "les dispositions prises en France vont dans tous les sens", regrettent les analystes. Certes, l'augmentation des impôts n'impactera pas la fiscalité en 2012 car un montant significatif des impôts est payé en différé. En revanche, le doublement de la taxe sur les établissements systémiques doit encore être acté dans les comptes de la banque, ce qui gonflera la note de 70 millions d'euros. Enfin, le relèvement du plafond du livret A, présenté désormais comme progressif par le gouvernement, ne coûtera probablement pas tout de suite les 50 millions d'euros envisagés par les analystes. Si les prévisions du management ne changent pas radicalement la donne, le ton reste donc encourageant. C'est pourquoi les analystes sont plutôt positifs sur la valeur, d'autant que la banque n'est valorisée en bourse qu'à peine 40% de sa valeur comptable! Ces derniers envisagent que le bénéfice par action augmentera de 43% de 2012 à 2014, et anticipent un cours compris entre 20 et 23 euros, soit un potentiel de hausse d'au moins 8%.
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