Les sociétés de gestion n'inspirent pas confiance aux investisseurs
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Une étude révèle aujourd'hui qu'un investisseur sur deux ne fait pas confiance aux sociétés de gestion, surtout les particuliers. Une situation latente depuis 2007 et le début de la crise.
Le CFA Institute, association internationale des professionnels de l'investissement, a interrogé plus de 2000 investisseurs institutionnels et particuliers afin de déterminer leur degré de confiance dans les sociétés de gestion. Résultat : seulement 53% des investisseurs au Canada, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Australie et à Hong Kong font effectivement confiance à ces sociétés, un niveau particulièrement bas.
Si le chiffre désavoue la profession, on observe quelques variations intéressantes. Ainsi, seuls 51% des investisseurs particuliers (contre 61% des institutionnels) font confiance au secteur financier. On note également une segmentation géographique ; si moins de la moitié des investisseurs aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (respectivement 44% et 39%) font confiance aux financiers, ils sont 68% à Hong Kong. "Le message de cette étude est clair : la confiance est vitale pour le futur de la finance", analyse John Rogers, P-dg du CFA Institute.
Fait intéressant, 55% des investisseurs interrogés estiment que les plus à même de restaurer leur confiance dans les marchés sont les gérants d'actifs eux-mêmes, devant les régulateurs nationaux et internationaux. Quant aux gouvernements, les investisseurs n'attendent pas d'eux qu'ils interviennent directement. Pour Ben Boyd, responsable mondial des pratiques corporate chez Edelman (co-auteur de l'étude), cette attitude est logique : "lorsque les gens ont perdu confiance dans ce secteur pendant la crise financière, ils se sont tournés vers le gouvernement. Et lorsqu'ils n'ont plus eu confiance dans le gouvernement, ils se sont tournés vers des personnes".
Autre enseignement, concernant cette fois le choix des gérants d'actifs par les investisseurs : le critère déterminant est la perception que ce dernier agira au mieux de leurs intérêts. Obtenir de forts rendements ressort deux fois moins, et le montant et la structure des frais cinq fois moins.
Par ailleurs, les investisseurs précisent être plus sensibles au comportement d'un gérant -des pratiques professionnelles ouvertes, transparentes et éthiques notamment- pour instaurer la confiance qu'aux aspects liés à la performance, tels que l'assurance de rendements financiers conséquents. Kurt Schacht, directeur général normes et intégrité des marchés financiers au CFA Institute, estime en outre qu'en "se focalisant sur la performance, le secteur rate des occasions de restaurer la confiance".
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17/09/2021 - 10:31

