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Aéroport de Toulouse : le consortium sino canadien est mieux disant de 20% sur ses compétiteurs
Les choses se précisent dans le dossier de la privatisation de l'aéroport de Toulouse, selon les informations de WanSquare. Si le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a, manifestement voulu temporiser en repoussant d'un mois sa décision finale, il semble que ses services ainsi que ceux de l'APE, à la manoeuvre sur l'opération se soient pourtant déjà fait une religion. En fait, le consortium sino canadien a fait une proposition que l'on peut difficilement refuser, offrant 20% de plus que ses compétiteurs. Et comme l'Etat français a déjà fait savoir qu'il regarderait de très près le volet financer de ce deal, il est clair que Vinci, associé à CDC Infrastructure et EDF, le fonds d'infrastructures Cube et le duo ADP et Predica auront du mal à convaincre.
Et pourtant, les critiques vis à vis d'une solution chinoise fusent depuis plusieurs jours. Il faut dire que l'aéroport de Toulouse est un lieu plus que sensible puisqu'il est la plaque tournante d'Airbus. Ce qui laisse craindre à de nombreuses personnalités publiques et parapubliques locales des risques d'espionnage industriel.
Pour autant, et toujours selon les informations de WanSquare, le report d'un mois n'aurait pas pour but de laisser aux autres candidats le temps d'améliorer leur offre, mais plutôt d'apaiser les esprits et de mieux faire comprendre les enjeux du projet sino canadien et plus particulièrement de l'aéroport de Shenzen qui souhaite faire de Toulouse un nouveau carrefour aérien. L'opération est donc sous haute surveillance et aura d'ailleurs valeur de test puisque d'autres aéroports, comme celui de Lyon sont également sur le point d'être privatisés.
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