High-yield le bien nommé
EXCLUSIF.
Sur les 12 derniers mois, les obligations à haut rendement européennes ont eu des retours meilleurs (15,3%) que les dettes souveraines et corporates des émergents (13,2%). Toutefois, le marché primaire reste anémique.
Le high-yield fait des heureux. Les retours sur les obligations à haut rendement européennes ont atteint 15,3% sur les 12 derniers mois, selon une note publiée hier par Fitch Ratings. C'est-à-dire que ces titres ont, pour la première fois depuis 2009, fait mieux que les dettes souveraines et corporates des émergents. Elles ont également damé le pion à leurs homologues américaines (9,3%).
Et ce n'est pas tout, le taux de défaut de la dette high-yield est resté bas à 1,3% sur un an au deuxième trimestre 2012. Toutefois cette tendance pourrait être entachée à l'avenir par les inquiétudes qui planent au dessus de la croissance.
Les investisseurs européens interrogés par l'agence de notation tablent également sur une détérioration des conditions de crédit (51%) par rapport à la précédente enquête trimestrielle. Etonnamment, ces derniers préfèrent néanmoins investir dans le high-yield (21%) plutôt que dans les autres secteurs. C'est certes moins que les 24% enregistrés auparavant mais plus que les 17% et 16% de réponses en faveur des entreprises financières et non financières.
"Le décalage s'explique par le fait que les investisseurs semblent heureux de conserver ce qu'ils détiennent actuellement, tout en étant réticents à acheter (des titres, ndlr) nouvellement émis", explique l'étude. "Donc, les retours sur le marché secondaire sont relativement élevés, alors que les nouvelles émissions sur le marché primaire restent anémiques." Ceux qui s'en sortent le mieux sont les émetteurs déjà connus sur le marché et ceux qui sont notés 'BB'. Tandis que les émetteurs qui vont sur le marché pour la première fois et les entreprises notées 'B' sont soumis à des taux d'intérêt bien plus élevés.
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17/09/2021 - 10:31

