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Solocal : les actionnaires minoritaires obtiennent une décision de justice en vue de reporter l'AGE
Nouveau rebondissement dans la saga Solocal : l’association qui regroupe les intérêts de plus de 1500 actionnaires, PPLOCAL, a obtenu du Président du Tribunal de Commerce de Nanterre, l’autorisation d’assigner en référé la société afin de demander le report de l’Assemblée Générale Extraordinaire (et non pas sa partie ordinaire), prévue le 19 octobre. Représenté par le cabinet DLA Piper, le groupement qui pourrait totaliser jusqu’à 15% des porteurs de parts, fait valoir trois arguments : le retard dans la communication des informations obligatoires avant la tenue d’une assemblée générale, « l’insuffisance des informations communiquées au regard de l’importance et de la complexité des opérations envisagées », puisqu’elles conduisent « à une cession de l’ensemble des actifs de la société aux créanciers » et enfin le « non-respect du principe d’égalité de traitement entre actionnaires, notamment concernant le droit d’accès à l’information, dans la mesure où certains créanciers, également actionnaires, ont eu accès à des documents non publics à ce jour ».
La semaine dernière, Solocal a annoncé avoir reçu l’accord de quatre créanciers représentant 43% de la dette du groupe sur son nouveau projet de restructuration. Mais l’ensemble de ces porteurs de dette doit se prononcer sur la question aujourd’hui, avant la tenue de l’assemblée générale dans une semaine. Une majorité des deux tiers des créanciers et actionnaires est nécessaire pour qu'elle soit approuvée.
Du côté des actionnaires, les principaux (BJ Invest, Aleph Holding, Edmond de Rothschild, DNCA) ne se sont pas encore prononcés officiellement, même si la société avait annoncé en août dernier, lors de la présentation du plan, avoir d’ores et déjà l’accord de quatre des cinq plus gros actionnaires. En parallèle, Benjamin Jayet et Philippe Besnard qui sont montés de concert à plus de 7% du capital, ont leurs propres projets pour la société et comptent faire entendre leurs voix.
Reste à savoir si PPLOCAL, qui dénonce des augmentations de capital extrêmement dilutives pour les actionnaires en vue de ramener la dette de 1 milliard à 400 millions d’euros, obtiendra gain de cause pour reporter cette AGE. Et gagner du temps dans cette bataille financière de plus en plus complexe et conflictuelle. Rappelons d'ailleurs que si le plan de restructuration n'est pas adopté, les créanciers sont en droit d'exiger le paiement de l'intégralité de la dette financière, ce qui placerait, de fait, la société en situation de cessation de paiement.
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