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exclusif Les banques européennes feront de l'argent en 2012

EXCLUSIF. Une étude de Freeman&Co. et Thomson Reuters prévoit que les fees des banques d'investissement en Europe grimperont de 14% en 2012, grâce aux recapitalisations de banques et aux privatisations.
En ces temps tourmentés, mieux vaut voir le verre... et le portefeuille à moitié pleins. Les banques européennes, qui vont devoir se recapitaliser, diluer leurs actionnaires et peut-être accepter une surveillance étatique, pourraient y gagner en faisant gonfler les commissions perçues par leurs banques d'investissement. C'est la conclusion à laquelle arrive une récente étude du cabinet de recherches Freeman & Co. avec Thomson Reuters. Elle présente des chiffres encourageants au troisième trimestre: les commissions ont grimpé dans la plupart des pays européens (Allemagne +26%, Italie +21%, France +11%), sauf l'Espagne (-11%) et la Grande-Bretagne (-15%). Surtout, elle estime que ce mouvement va perdurer et que les fees des branches d'investissement des banques européennes devraient progresser de 14% l'an prochain et atteindre 26 milliards d'euros, soit la première année de hausse depuis 2007. Les banques tireront parti de plusieurs types d'opérations. Du côté des marchés equity tout d'abord, les banques vont intervenir dans les opérations de recapitalisation de leurs pairs européennes, dans le but de respecter des normes de Bâle 3 durcies dès l'année prochaine, probablement un ratio Core Tier One de 9%. En outre, les pays périphériques (Grèce, Portugal, Espagne, Italie) vont devoir décider de nombreuses privatisations d'entreprises, dans le but de lever des capitaux et de réduire leur déficits budgétaires. Enfin, les fonds de private equity, qui ont besoin de réaliser des sorties pour montrer leurs performances aux LPs, risquent de se précipiter dès que la fenêtre des IPO se sera réouverte. Du côté des M&A, les anticipations sont optimistes également, car les niveaux de valorisation sont aujourd'hui particulièrement attractifs et les corporates disposent d'importants montants de cash. Et le marché de la dette devrait bénéficier de ces nouveaux besoins de financement, même s'il restera stable en raison de la baisse des fees. Ces perspectives sont très optimistes de l'avis de plusieurs spécialistes, car le marché européen (M&A, IPO, high yield) est aujourd'hui gelé. Seule une réelle reprise de confiance dans l'économie pourrait provoquer un boom des deals, et donc des fees.
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