Top 10 des pays à la dette privée la plus importante
1 - Irlande : 237,43% du PIB
Malgré une amélioration des variables de flux, l’encours élevé de la dette privée des entreprises est source de vulnérabilité. Le niveau élevé de l’endettement des entreprises et les créances douteuses encore au bilan des banques (prêts immobiliers, prêts aux PME) continueront à peser sur le crédit, notamment octroyé aux entreprises de taille modeste. Les tests de résistance conduits en 2016 par l’Autorité bancaire européenne ont, en outre, montré que les banques irlandaises demeuraient vulnérables aux chocs.
2 - Belgique : 163,11% du PIB
La cause principale de l’absence de désendettement de la Belgique reste le manque de croissance du revenu et d’inflation. L’investissement des entreprises devrait toutefois rester soutenu par un crédit accessible et peu onéreux, ainsi qu’un taux élevé d’utilisation des capacités de production. La construction est soutenue par les dépenses en infrastructures des collectivités, notamment dans le logement et les écoles.
3 - Pays-Bas : 121,30% du PIB
Une large part de la reprise observée depuis 2014 s’explique par la renaissance du marché immobilier, avec pour contrepartie un niveau d’endettement très élevé des ménages (215 % du revenu disponible fin 2014) et une fragilité de la croissance. Cependant, le nombre de défaillances d’entreprises baisserait encore en 2017 (de 4 % selon Coface, contre 16 % en 2016), mais le plancher semble atteint.
4 - Finlande : 100,26% du PIB
Au cours de ces dernières années, la Finlande a enregistré des pertes de compétitivité liées au déclin de secteurs essentiels et à une hausse des salaires supérieure à celle de la productivité. La croissance potentielle a faibli après la crise et la croissance de la productivité du travail devrait rester modérée. Le secteur bancaire est bien capitalisé et assez rentable, et la part des prêts improductifs est faible. La dette privée en pourcentage du PIB augmente mais à un rythme plus faible au deuxième trimestre 2017.
5 - Espagne: 100,22% du PIB
L’Espagne connaît des déséquilibres. Cependant, une reprise solide continue de soutenir le rééquilibrage de l’économie. Profitant de conditions de croissance favorables, la réduction de la dette privée des sociétés progresse également. L’incertitude politique et le désendettement du secteur privé n’auront que peu affecté la demande intérieure, qui est demeurée le principal moteur de l’activité.
6 - Allemagne: 78,66% du PIB
L’endettement des sociétés en Allemagne s’inscrit en légère baisse grâce à une progression des exportations qui profitent de la reprise des grands marchés émergents, de la stabilisation de la croissance chinoise et de la consolidation de la demande européenne et nord-américaine. Dans ce contexte, les comportements de paiement des entreprises allemandes demeurent généralement, bons.
7 - France: 76,04% du PIB
Etabli à 76,04 % du PIB, ce taux est plus élevé que celui des Britanniques et des Italiens. Il est toutefois inférieur à celui des entreprises allemandes, plus agressives en matière d’investissements que leurs voisines françaises. En dix ans, la dette des sociétés françaises a quand même augmenté de 750 milliards d'euros.
8 - Italie: 69,32% du PIB
La dette privée des entreprises italiennes est relativement faible. Elles empruntent assez peu par rapport aux autres pays. La récente crise financière a été provoquée par des prêts de qualité médiocre et non en raison de volumes trop élevés. Certains fleurons bancaires italiens ont largement pâti de ce contexte fragilisé.
9 - Grèce: 40,76% du PIB
Si la Grèce a une dette des entreprises aussi faible c’est parce qu’elle sollicite de nouvelles offres de ses créanciers obligataires dans le cadre d’un programme de rachat de sa dette privée, qui s'inscrit dans son renflouement international. En outre, nombre d’entreprises sont en mauvais état et ne sont pas en situation de solliciter des prêts.
10 - Portugal: 40,15% du PIB
La dette privée des entreprises au Portugal est en baisse. La croissance devrait demeurer modeste en 2017 du fait d’une remontée très timide de l’investissement et d’une légère perte de vitesse de la consommation privée, une atonie qui devrait résulter du niveau toujours élevé de l’endettement des entreprises, de la faiblesse du crédit, d’une baisse insuffisante du chômage, de la hausse des prix de l’énergie et d’un environnement devenu plus incertain dans la zone euro.
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