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LVMH va bénéficier d'une accélération au deuxième semestre
Cela faisait
déjà plusieurs mois que LVMH pâtissait en Bourse du ralentissement chinois, un
mouvement récemment amplifié par le dossier ukrainien, le groupe de luxe ayant
beaucoup à perdre de sanctions commerciales contre la Russie. Le titre a ainsi
chuté de 11% en six mois, d’où un point d’entrée intéressant estime Kepler, d’autant
que Louis Vuitton reprend du poil de la bête.
La marque
emblématique du groupe a ainsi vu sa croissance organique grimper à 7% au
dernier trimestre 2014 et pourrait bénéficier du nouveau tandem à sa tête,
Nicolas Ghesquière à la création artistique et Michael Bürke comme directeur
général, selon Kepler. Ainsi, les ventes au Japon pourraient gagner 15% sur les
trois premiers mois de l’année, grâce aux anticipations des hausses de prix. Par
ailleurs, la marque est en train de se repositionner sur les sacs en cuir, plus
rentables : leurs ventes ont gagné 20% l’an passé, même s’ils ne
représentent encore que 25% des revenus contre 46% pour les sacs monogrammés.
Mais Kepler est formel, la demande chinoise est essentielle pour revenir à une
croissance à deux chiffres. En attendant, le courtier prévoit une croissance
organique de 5% et une marge opérationnelle de 42,8%, en baisse de 30 pb. L’Ebit
devrait à nouveau croître de 8% à partir de 2015, grâce aux mesures de rationalisation
du nouveau management.
Concernant
les autres marques, leur contribution devrait baisser de 100 milions d’euros en
raison des pertes anticipées chez Berluti et Pucci, et de profits en berne chez
Fendi. Loro Piana sera en revanche consolidé à partir de début janvier, et
pourrait apporter 145 millions d’euros d’Ebit. Les vins et spiritueux ont pâti
des nouvelles règles anti-corruption en Chine, surtout pour Martell et Remy Martin,
si bien que la division devrait enregistrer une baisse de 4% de ses ventes (dont
7% pour le cognac) et de 8% de son Ebit (dont 16% pour le cognac).
Au total, Kepler
prévoit que LVMH connaîtra un début d’année poussif, avec une croissance
organique et d’Ebit de 5% et 2% au premier semestre, puis une accélération à 6% et 7% au deuxième. Or, le titre LVMH
présente une décote de 10% sur son multiple d’Ebit par rapport à son niveau
historique, et est inférieur de 8% par rapport au secteur. Une anomalie pour le
leader mondial du luxe, si bien que Kepler prévoit qu’au-delà d’un début d’année
difficile en raison de résultats en demi-teinte, le titre pourrait
progressivement remonter à l’été et grimper de 20% dans les douze mois.
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