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Sur les marchés
Quel gap entre la rémunération des analystes et des CEO bancaires ?
Le site Emolument a comparé les rémunérations (salaires + bonus) des PDG et des analystes juniors des banques européennes et américaines pour l’année 2014. Le premier résultat est que les analystes devraient viser une banque où le directeur général a le revenu le plus élevé. En effet, les trois banques recensant les dirigeants les mieux payés sont celles qui paient leurs analystes le plus généreusement: Goldman Sachs (PDG : 24 millions de dollars, Analyste : 110 000 dollars), Morgan Stanley ( PDG : 22,5 millions de dollars, Analyste : 110 000 dollars) et JP Morgan (PDG : 20 millions de dollars, Analyste : 111 000 dollars).
Dans la suite du classement se situe BAML (PDG : 13 millions de dollars, Analyste : 107 000 dollars, HSBC (PDG : 11,8 millions de dollars, Analyste : 94 000 dollars), UBS (11,1 millions de dollars, Analyste : 107 000 dollars), Credit Suisse (PDG : 10,2 millions de dollars, Analyste : 105 000 dollars), Barclays (PDG : 8,5 millions de dollars, Analyste : 99 000 dollars), Deutsche Bank (PDG : 7 millions de dollars, Analyste : 110 000 dollars) et Santander (PDG : 5,4 millions de dollars, Analyste : 81 000 dollars).
Deuxième constat : même si les analystes sont mieux payés dans ces « top banks », l’écart salarial y est aussi le plus conséquent. Le ratio rémunération PDG/Analyste s’élève à 1/218 pour Goldman Sachs et 1/205 pour Morgan Stanley.
Ensuite, les banques avec une plus faible rémunération envers leurs analystes sont également les plus « justes » : tout en offrant des salaires et des bonus inférieurs à la moyenne (81 000 dollars), Santander est ainsi, de loin, la banque la plus équitable dans le classement établi par Emolument. Son patron étant rémunéré 5,4 millions de dollars, le ratio s’élève à 1/67. Deutsche Bank est la banque avec le ratio le moins élevé (1/61) mais représente une exception puisqu’en 2014 le groupe comptait deux PDG, il faudrait donc doubler la rémunération affichée dans le classement.
Alice Leguay, co-fondatrice d’Emolument explique ce phénomène enregistré sur le marché : « Les rémunérations des dirigeants sont élastiques : lorsque les salaires des patrons augmentent dans les tops banques celui des analystes restent stables puisque leurs salaires sont d'ores et déjà les plus hauts du marché. D’un autre côté, si Santander veut arriver au même ratio que Goldman Sachs, il faudrait baisser la rémunération des analystes à 25 000 dollars, ce qui certainement lui enlèverait toute possibilité d’attirer des talents ».
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