Les professionnels de l'investissement optimistes pour 2014
EXCLUSIF.
Si les professionnels de l'investissement sont optimistes face aux perspectives de croissance économique pour 2014, ils soulignent néanmoins le besoin de réformes clés destinées à préserver l'intégrité des marchés.
L'édition 2014 de l'enquête du CFA Institute (l'association internationale des professionnels de l'investissement) sur le sentiment des marchés mondiaux révèle, partout dans le monde, un certain optimisme des professionnels de l'investissement quant aux perspectives de croissance pour 2014. Ils sont ainsi 63% à anticiper une croissance positive pour l'année à venir (contre 40% l'an dernier). A noter que les professionnels européens n'ont pas décroché, ils sont ainsi 56% à anticiper une année de croissance (contre 33% l'an dernier) pour leurs marchés locaux. La France est particulièrement pessimiste avec seulement 37% mais beaucoup mieux que l'an dernier ; 5% s'attendaient à une expansion et 45% à une contraction de l'économie.
On notera également que 81% des professionnels français s'attendent à une expansion de l'économie internationale au cours des douze prochain mois, ce qui explique sûrement les velléités d'ouverture à l'international des entreprises françaises qui vont chercher la croissance là où elle se trouve.
Bien que " le nombre de membres qui tablent sur une croissance de l'économie mondiale [ait] pratiquement doublé au cours des deux dernières années, ce n'est pas le moment, pour le secteur de la finance, de tomber dans la complaisance", indique John Rogers, président directeur général du CFA Institute. " L'enquête montre que la confiance des investisseurs s'est érodée ". Et de conclure qu'au moment où le marché connaît un rebond, il faut mener les réformes essentielles susceptibles de rétablir la confiance des investisseurs et renforcer la capacité de résistance du marché aux chocs futurs ".
Par ailleurs l'optimisme porte également sur les actions. 71 % des personnes interrogées cette année considèrent les actions comme la classe d'actifs la plus prometteuse. Une nouvelle qui n'est pas si surprenante car sur le long terme, les actions sont redevenues l'actif le plus rémunérateur.
Principale source d'inquiétude des marchés : 68 % des personnes interrogées au niveau mondial craignent que la décision des banques centrales de mettre fin à l'assouplissement quantitatif ait des incidences négatives sur leur marché local en 2014. La fraude sur les marchés financiers est elle considérée comme le principal risque pour les marchés mondiaux. Les délits d'initiés (en hausse à 24 % contre 19 % l'année dernière), l'utilisation et les modalités de reporting des produits dérivés (en baisse à 20 % contre 23 % dans le rapport 2013), ainsi que l'honnêteté/intégrité des informations financières (21 % constant par rapport à l'année dernière) sont principalement cités.
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