Top 10 des plus gros écarts de rémunération femmes/hommes par profession
1/Banque, assurances : -36,3%
Branche d'activité toujours très masculine dans les hautes sphères dirigeantes et dans beaucoup de divisions liées à la gestion de l'argent, les salaires féminins s'établissent donc très en deçà de ceux des hommes. A noter, d'ailleurs, que cette étude a compilé les rémunérations de chacun en termes de masse et les différences constatées ne s'inscrivent pas à compétences/responsabilités égales. Du coup, comme les banques, mais aussi les assureurs disposent d'un grand nombre d'agences où l'on retrouve beaucoup d'emplois relativement peu qualifiés et plutôt dévolus aux femmes, il est logique que le secteur affiche un tel écart de salaires.
2/Professions juridiques et comptables : -32,7%
Ici, le décalage est plus surprenant car cette profession réclame un niveau important de connaissances techniques acquises tant par les hommes que par les femmes. Les cabinets de petite et moyenne taille sont toutefois très majoritairement dirigés par des hommes qui s'arrogent bien logiquement les meilleures rémunérations.
3/Immobilier : -30,9%
Ce secteur regroupe, certes de très nombreuses sous catégories que ce soit les prestataires de services immobiliers, les foncières, ou les promoteurs. Et malgré les récents efforts de nombreux acteurs pour promouvoir les femmes au sein de leurs instances dirigeantes, l'écart moyen reste très grand.
4/ Habillement, textile : -24,5%
Dans cette branche d'activité, on retrouve, certes beaucoup de femmes mais à des niveaux de salaires très faibles. Et les patrons des nombreuses petites structures émargent à des niveaux de rémunérations bien plus généreux.
5/Chimie, pharmacie : -24,3%
Là encore, la différence s'explique par l'organisation de détention de la grande majorité des pharmacies, dirigées en grande partie par des hommes qui salarient à des niveaux modestes leurs employés, plutôt féminins. Dans les grands groupes chimiques, les hauts responsables sont très majoritairement masculins, emmenant avec eux les plus importantes rémunérations.
6/Agents de maîtrise dans le BTP : -21,5%
Cette sous-catégorie du très vaste secteur du BTP est, en fait, assez atypique puisque contre toute attente, le bâtiment, dans son ensemble, arrive parmi les meilleurs élèves avec un écart très limité de –0,3% entre les salaires féminins et masculins. Mieux : les ouvriers du bâtiment au sein d'entreprises de plus de 10 salariés connaissent un écart positif (pour les femmes) de +4,7%. A l'origine de cette "rareté" : le fait qu'il y ait très peu de femmes dans cette profession et qu'elles y arrivent avec un niveau de qualification supérieure. Autre bon élève profitant du même phénomène : le transport routier avec un très faible écart de –2,3%.
7/Commerce alimentaire : -21,3%
On retrouve ici une configuration bien connue : cette branche comporte beaucoup d'emplois de base rémunérés au smic et quasiment exclusivement féminins (à savoir les caissières) et des responsables quasiment exclusivement masculins. A noter que la branche "restauration rapide", elle, connaît un écart beaucoup plus limité (-4,6%) lié au fait que les salariés sont majoritairement des étudiants ou de jeunes sans qualification spécifique, mais aussi bien féminins que masculins.
8/ Hospitalisation privée : -20,6%
Autre phénomène assez facile à expliquer et qui se révèle plus volontiers dans le privé que dans le public : les médecins, chirurgiens intervenant dans ces établissements sont majoritairement masculins et n'ont pas du tout les mêmes niveaux de rémunérations que tout le personnel infirmier, plutôt féminin.
9/Boulangeries/pâtisseries : -18,2%
On retrouve ici, l'écart type à l'échelle nationale. Cette industrie composée de très nombreuses petites structures à capital familial emploie beaucoup de main d'œuvre féminine peu rémunérée.
10/ Culture/communication : -17,2%
Ici se mêlent des populations (hommes, femmes sans distinction) plutôt diplômées, voire sur-diplômées. Mais le secteur s'appauvrit d'années en années et l'on assiste donc à une évolution assez classique : au regard de perspectives salariales peu généreuses, les hommes s'éloignent et les femmes se retrouvent en surnombre. Et au final, avec des conditions de rémunération moins avantageuses que leurs homologues masculins.
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