Régulation / Concurrence
Régulation / Concurrence
L’ESMA tient son nouveau président / Carlo Comporti va succéder à Verena Ross
L’on savait, depuis le mois de mai, que deux personnalités étaient en lice pour succéder à Verena Ross, à la tête de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA). C’est désormais chose faite : le Conseil de l’Union européenne a annoncé qu’il avait nommé Carlo Comporti en tant que président de l’ESMA. Il prendra ses fonctions le 1er novembre 2026 et son mandat, de cinq ans, pourra être prolongé une fois.
Carlo Comporti est commissaire à la Commission italienne des sociétés et des bourses (Consob, l’autorité italienne de contrôle des marchés financiers) depuis 2022 et membre du management board et du conseil des superviseurs de l’ESMA. Entre 2003 et 2011, il a occupé des fonctions dirigeantes au sein du CESR, puis à l’ESMA, qui lui a succédé, comme secrétaire général adjoint, secrétaire général par intérim et conseiller principal du président. Il avait, auparavant, été détaché auprès de la Banque centrale européenne et de la Direction générale du marché intérieur de la Commission européenne. Il a aussi travaillé pour le secteur privé, de 2011 à 2022, comme dirigeant des opérations de Promontory Europe et directeur général de Promontory Italie, cabinet de conseil.
Pour mémoire, afin de nommer un président, le conseil des superviseurs soumet au Conseil une liste de deux candidats, ce dernier étant chargé de nommer le président après confirmation par le Parlement européen. La candidature de la haute fonctionnaire danoise, Karen Dortea Abelskov, avait aussi été retenue.
Une nomination qui intervient dans un cadre particulier, puisque l’Union européenne est en marche, dans le cadre de sa stratégie de l’Union de l’épargne et de l’investissement, pour renforcer les pouvoirs de l’ESMA afin de tendre vers une supervision unique des marchés. Le Conseil de l’UE a conclu, en fin de semaine dernière, un accord sur sa position de négociation sur le paquet sur l’intégration et la supervision des marchés. Il restera désormais au Parlement d’adopter la sienne, avant que les négociations puissent débuter.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

