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Macro-économie / Taux / France Gaz

Macro-économie / Taux
France Gaz

Le gaz pourrait permettre une décarbonation tricolore à moindre coût / Des économies conséquentes pourraient être réalisées d’ici à 2050

Dans ses perspectives, France Gaz souligne le potentiel d’économies associé à la décarbonation énergétique. Selon le syndicat professionnel, entre 330 et 460 milliards d’euros pourraient ainsi être économisés d’ici 2050.
Methaniseur. Photo par LPN / IMAGE POINT FR / IMAGE POINT FR / BSIP VIA AFP
Methaniseur. Photo par LPN / IMAGE POINT FR / IMAGE POINT FR / BSIP VIA AFP

Une transition pour le moins rentable. Les économies réalisées grâce aux gaz renouvelables et bas carbone seraient loin d’être négligeables à en croire les projections réalisées par France gaz. Des scénarios qui tiennent compte d’une baisse constante de la consommation de gaz, explorant à la fois l’hypothèse d’une forte relance à la fois de l’industrie et du commerce mondial tout comme un développement d’une économie circulaire tournée vers l’échelon local.

L’essentiel des gains attendus est expliqué comme provenant d’une « rationalisation des investissements », que ce soit chez les clients résidentiels ou les industriels. Lesquels finiraient par disposer d’équipements adaptés à leurs besoins, ce qui se couplerait à une trajectoire de rénovation des bâtiments considérée comme reposant sur des « hypothèses ambitieuses mais réalistes » et enfin à la montée en puissance des infrastructures hydrogènes. Lesquelles seraient à même de soutenir le bon dimensionnement de l’ensemble de la filière à compter de 2029 et de garantir la résilience de l’ensemble du système énergétique.

 

Barrières

 

La partie n’est pas pour autant gagnée d’avance, loin de là. Chez le syndicat professionnel on suggère de mettre l’accent sur trois axes bien distincts. Tout d’abord sur la question de la visibilité dont les investisseurs disposent, celle-ci souffre trop de la lenteur tricolore notamment sur les certificats de production de biogaz. Même exhortation concernant le maintien des aides pour les clients toujours chauffés au gaz en 2050, étant donné qu’il est jugé nécessaire d’aider les ménages ayant recours à un mode de chauffage entièrement décarboné dans le futur.

Autre cheval de bataille de France gaz, le combat contre les surtranspositions françaises et ce afin de « permettre aux territoires de consommer le gaz vert produit en local. » Des perspectives qui insistent sur le fait que l’usage de molécules bas carbone a des bénéfices économiques indéniables pour la France au-delà des seuls avantages en termes de moindre dépendance. Un sujet de dépendance qui n’inquiète pas d’ailleurs outre-mesure les équipes de France gaz.

 

Hiver

 

Interrogé sur la question du stockage de gaz, le président du syndicat, Frédéric Martin, a expliqué qu’il « n’y avait pas de problème d’approvisionnement ». Il argue que tout le monde a attendu la fin du conflit avec l’Iran. Désormais, puisque chacun est contraint d’agir rapidement, cela se fait à des coûts bien plus élevés que ceux initialement prévus. Pas d’inquiétude donc sur les niveaux de remplissage des stocks mais plutôt sur les prix. De quoi voir venir alors que l’arrivée de terminaux GNL dans les années à venir devrait accroître la liquidité du marché.

L’entrée en vigueur de l’interdiction du gaz russe serait quant à elle « plutôt un vieux sujet », la recrudescence des importations ces dernières semaines tiendrait en effet à un phénomène bien précis. Tous les acteurs chercheraient à liquider leurs contrats afin d’éviter les pénalités prévues dans ces derniers. L’avenir est plutôt à chercher du côté de l’hydrogène, où on considère qu’un recentrage est à l’œuvre.

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