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exclusif Garantir les dépôts des épargnants, un miroir aux alouettes?

EXCLUSIF. Même effectif, le plan de création d'un système européen de garantie des dépôts ne serait pas suffisant. Car pour les grecs, une sortie de la zone euro signfierait la dévaluation de leur monnaie.
Le plan de création d'un système européen de garantie des dépôts bancaires, qu'aurait proposé Mario Monti, a trouvé des supporters. "Nous l'encouragerions. Nous espérons que d'autres moyens seront mis en place pour rassembler les Etats membres et celui-ci compte pour un", a déclaré à Doug Renwich, directeur associé du groupe souverain chez Fitch. Le plan, rapporté par le journal italien le "Correre della Sera", fait suite à l'annonce de retraits massifs de dépôts la semaine dernière en Grèce. Environ 72 milliards d'euros ont été retirés depuis janvier 2010. Fin mars, les dépôts des entreprises et des ménages atteignaient 165 milliards d'euros, selon les chiffres de la Banque centrale. Le projet, soumis au G8, aurait été mis au point avec l'aide de la Banque d'Italie, laquelle n'a pas commenté l'information. Soutenu par Barack Obama et la BCE, il serait financé par les Etats membres pour rassurer les épargnants. Le problème est que le système proposé par le président du Conseil italien n'apaisera qu'une partie des inquiétudes des habitants. En Grèce, par exemple, la menace de la sortie du pays de la zone euro peut faire craindre aux épargnants un gel temporaire des dépôts et surtout une dévaluation de leur monnaie. Si l'Etat devait quitter l'euro, alors les grecs ne seraient pas assurés du nouveau taux de change. La drachme serait probablement dévaluée pour booster les exportations. Autre problème : certains analystes considèrent que les grecs, confrontés à la crise, ont également dû piocher dans leurs économies. Et ce n'est pas tout. Le chantier était déjà bien engagé du côté de la Commission, qui peine depuis plusieurs années déjà à mettre en place ses propositions pour rassurer les épargnants. A partir de 2017, le niveau de garantie minimal dans l'UE sera de 100 000 euros. Ainsi, 95% des comptes seraient garantis, selon les calculs de 2010. Mais les modalités restent à négocier. De son côté, le groupe de travail constitué par Michel Barnier doit donner en juin ses conclusions au sujet d'un fonds alimenté par les banques et qui servirait à renflouer les établissements en faillite.
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