Sur les marchés
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Une nouvelle année de record pour les cent premières capitalisations mondiales / Plusieurs facteurs pourraient désormais ralentir leur croissance
Nouveau plus haut pour les 100 premières capitalisations boursières mondiales. Ces dernières ont atteint une valorisation record de 51 800 milliards de dollars cumulés, d’après un rapport du cabinet PwC. Cela représente une hausse de 22 % cette année (pour la période allant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026). La croissance s’est donc très nettement accélérée par rapport à l’année précédente, puisque la traditionnelle étude du cabinet de conseil, dans son édition de 2025, faisait ressortir une hausse de 7 %. « Ce nouveau record signifie que les 100 premières entreprises ont maintenu une croissance soutenue sur les cinq dernières années, avec un taux de croissance annuel composé avoisinant les 10 % », précise l’étude. Onze entreprises dans le monde sont désormais valorisées à plus de 1 000 milliards de dollars, contre huit l’année dernière.
Les États-Unis font la course en tête
Les États-Unis surdominent sans conteste le classement. Ils ont encore renforcé leur position au sein du top 100 mondial et représentent 75 % de la capitalisation boursière totale, soit 2 points de plus que l’année précédente. La Chine conserve de son côté la deuxième place.
Dans l'ensemble, la trajectoire a été tirée par la technologie, toujours en tête des secteurs, dont la croissance a été de 34 % sur un an, atteignant 18 700 milliards de dollars. Elle représente ainsi plus d’un tiers de la capitalisation totale, notamment grâce aux entreprises de semi-conducteurs et de matériel informatique. La croissance du secteur financier, qui avait été particulièrement au rendez-vous en 2025 (à hauteur de 39 %) est retombée à 6 % cette année, bien qu'il reste parmi les plus représentés dans le classement. À noter, par ailleurs, que la croissance des « Sept Magnifiques » (Nvidia, Alphabet, Apple, Amazon, Microsoft, Meta et Tesla) a ralenti cette année. Même si elles représentent encore une part importante de la capitalisation totale, les gains des investisseurs se sont progressivement répartis sur un éventail plus large d’entreprises et de secteurs, indique PwC.
Signaux d'attention
« Le top 100 mondial a atteint une capitalisation boursière record cette année, mais ce n’est qu’une partie de l’histoire. La situation mondiale n’est pas au beau fixe sur tous les aspects. L’intelligence artificielle crée autant de gagnants que de perdants et les chocs géopolitiques influent en temps réel sur le coût du risque. Quant aux investisseurs, ils se tournent vers des actifs lourds et difficilement réplicables. La tendance HALO, Heavy Assets Low Obsolescence, n’est pas un phénomène passager, elle reflète un marché qui valorise la durabilité plutôt que la disruption », ajoute Philippe Kubisa, associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC France et Maghreb. Les marchés ont en effet traversé des phases de volatilité au cours de l’année, tout particulièrement en mars, sous l’effet des tensions géopolitiques liées à la guerre au Moyen-Orient et des fluctuations des prix de matières premières. Ces deux sujets, auxquels s’ajoute la question de la monétisation de l’IA impliquant souvent de forts mouvements en période de résultats aux États-Unis, pourraient amener le rythme de croissance du top 100 mondial à se modérer, anticipe l’étude.
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