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La sécurité écologique, un socle stratégique toujours gagnant pour Veolia / Des objectifs annuels confirmés

Le géant des services à l’environnement entame l’exercice 2026 aligné sur ses perspectives annuelles et soigne sa rentabilité. Une performance à mettre en lien avec le modèle multi-local du groupe, centré sur la sécurité écologique et répondant à des besoins critiques, qui le rend résilient face aux crises. En parallèle, la transformation du groupe se poursuit, tandis que la finalisation de l’acquisition de Clean Earth est attendue dans les meilleurs délais.
(Photo : Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
(Photo : Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

Veolia entame l’année 2026 avec ses objectifs bien en vue. Au cœur d’un contexte économique et géopolitique tendu, le géant des services à l’environnement a publié mercredi les chiffres clés de son premier trimestre, qui lui ont permis de rendre compte d’une hausse de son chiffre d’affaires de 1 % à périmètre et change constants, à 11,43 milliards d’euros (et + 2,1 % en excluant les effets des prix de l’énergie, neutres sur la marge) ainsi que d’une amélioration de sa performance opérationnelle. Son Ebitda a grimpé de 5,1 % sur un an, à 1,77 milliard d’euros, conformément à son but de le faire progresser de 5 à 6 % au titre de l’exercice en cours. Le taux de marge s’est quant à lui apprécié de 73 points de base, à 15,5 %.

La publication est bien accueillie à la Bourse de Paris, Veolia progressant de 2,2 % en milieu d’après-midi. Cette performance n’est pas due au hasard, mais à la robustesse d’un modèle d’affaires multi-local aux fortes perspectives de développement et dont les crises révèlent aussi les forces, a expliqué Estelle Brachlianoff, directrice générale du groupe, lors de la conférence de présentation. « Nous avons construit, brique après brique, un modèle centré sur la sécurité écologique, répondant à des besoins critiques et croissants, qui est peu sensible aux cycles économiques et à l’inflation », a-t-elle souligné. Il convient par exemple de noter que 70 % des contrats du groupe sont indexés sur l’inflation, le reste pouvant être protégé par la capacité de Veolia à passer des augmentations de prix.

 

Plusieurs illustrations

 

Ces besoins de sécurité écologique s’illustrent de part et d’autre du globe. Au Moyen-Orient, Veolia opère notamment par exemple des usines de dessalement, capitales dans l’approvisionnement hydrique des pays de la zone. Questionnée sur les conséquences que pourrait avoir la situation dans la région sur le groupe, la dirigeante l’a assuré : l’impact du conflit ne sera pas significatif. Certaines opportunités pourraient même en découler, a-t-elle souligné, indiquant que les autorités locales, avec qui les échanges sont réguliers, pensaient d’ores et déjà à l’après-conflit (notamment en termes d’infrastructures, ou bien de dépollution). Si la région est importante pour le groupe, qui y compte 9 000 salariés, son exposition géographique reste équilibrée : ensemble, l’Afrique et le Moyen-Orient ont pesé à hauteur de 407 millions de revenus au premier trimestre.

Cette demande de sécurité écologique se retrouve aussi dans l’ensemble des régions d’activité du groupe, tant en Europe, qu’en Asie, qu’en Amérique du Nord et en Amérique Latine et dans le Pacifique. Dans l’ensemble, à périmètre et change constants, les activités de Veolia dans l’eau ont grimpé de 2 %, de 4,1 % dans l’énergie (en excluant les fluctuations de ses prix), tandis que les activités liées aux déchets ont stagné, en reculant légèrement de 0,1 %.

 

Une transformation qui se poursuit

 

« En parallèle, nous continuons de transformer le groupe avec rythme, vers de plus en plus de valeur ajoutée, d’international et d’innovation », a ajouté Estelle Brachlianoff. La finalisation de l’acquisition de Clean Earth aux États-Unis, annoncée en fin d’année dernière pour 3 milliards de dollars, ou environ 2,6 milliards d’euros – la plus importante du groupe depuis le rachat de l’ex-Suez – est notamment attendue de manière imminente, d’ici la fin du mois de juin, ce qui permettra au groupe de changer de dimension en matière de traitement des déchets dangereux outre-Atlantique. Dans le cadre de sa stratégie de lutte contre les polluants éternels, Veolia a de plus fait savoir, fin mars, procéder à l’acquisition d’EnviroPacific, l’acteur principal de la dépollution des sols en Australie.

En matière d’innovation, le groupe a aussi récemment annoncé vouloir accélérer sa croissance dans l’industrie des centres de données et des semi-conducteurs, avec un objectif de générer un milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel sur ces deux marchés d’ici à 2030. La part des gains d’efficacité opérationnelle, issus du digital et de l’intelligence artificielle, devrait aussi atteindre 50 % à cet horizon.

 

Cap sur la suite

 

Fort de ce démarrage, Veolia confirme l’ensemble de ses objectifs annuels tout comme la trajectoire prévue dans son plan stratégique en cours, « Green Up ». Pour 2026, outre l’objectif de progression de l’Ebitda, celui d’une croissance organique « solide » du chiffre d’affaires reste de mise, tandis que le résultat net courant, part du groupe, est toujours attendu en hausse d’au moins 8 % à change constants, en excluant Clean Earth.

Si l’année 2025 avait été marquée par l’achèvement de l’intégration de l’ex-Suez, avec à la clé un dépassement de l’objectif de 500 millions d’euros de synergies cumulées sur quatre ans, celles attendues grâce à cette nouvelle acquisition commenceront à se matérialiser à partir de 2027, avec une cible de 120 millions de dollars sur les prochaines années. En parallèle, et sur les deux années suivant la finalisation de la transaction, un programme de cessions de plus de 2 milliards d’euros sera réalisé.

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