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Boerse Stuttgart / Boudier / cryptoactifs
Les Français prêts à déclarer leur flamme aux cryptoactifs / Ils font confiance aux banques pour investir
Un changement d’époque ou presque. Benoit Boudier, directeur France de Boerse Stuttgart Digital, confie à WanSquare constater « qu’aujourd’hui on est arrivé à un plateau d’adoption pour les plateformes traditionnelles. Toute l’attention se porte vers les institutionnels, car les banques disposent d’un vivier qui est beaucoup plus grand pour accompagner la démocratisation des crypto-actifs ». Il faut dire que l’enquête menée par Boerse Stuttgart Digital, intitulé European Crypto Compass, montre un appétit croissant des Français et européens pour cette classe d’actifs.
Le vivier d’investisseurs semble pour le moins large avec « pas moins 35,8 % des Français interrogés [qui] se disent susceptibles ou très susceptibles d’investir ou de réinvestir dans les cryptomonnaies au cours des cinq prochaines années ». La bataille pour attirer les investisseurs ne concerne en effet pas uniquement les nouveaux arrivants, nous explique Benoit Boudier, lequel considère que les « investisseurs historiques cherchent également à diversifier leurs positions, notamment en s’exposant via des banques systémiques, ce qui les rassure davantage car elles présentent de meilleurs profils de risque. »
Plébiscite
Des acteurs plus traditionnels à même d’en finir avec le conflit générationnel autour de l’investissement en cryptoactifs, actuellement les répondants – situés en Europe – sont 45,2 % parmi les 18-29 ans à avoir déjà investi dans les cryptomonnaies et ce contre seulement 2,9 % des 60-70 ans. Aux premières loges pour observer la transformation de la perception de ces actifs, le directeur France constate « avoir de plus en plus de marques d’intérêts de la part de nos partenaires. Le triptyque crypto-trading, tokenisation et stablecoin intéresse beaucoup et particulièrement le monde bancaire avec lequel nous travaillons essentiellement ».
Lancé dans la crypto depuis 2019, Boerse Stuttgart entend bien mettre à profit sa capacité « à offrir des services à la fois sur le trading et la custody. Nous sommes un acteur traditionnel qui peut proposer à la fois un accès à une liquidité sur la crypto, tout en assurant le risque de contrepartie pour nos clients ». Pour se faire, la deuxième plus grande Bourse allemande peut s’appuyer sur une licence MICA obtenue en Allemagne et les passeports obtenus sur le reste du continent. Le contexte offre à Benoit Boudier un regain d’optimisme, celui-ci constatant qu’après « un temps où beaucoup avaient fini par abandonner l’idée de voir les grandes institutions proposer des solutions crypto, l’appétence est vite revenue avec le lancement de différents produits en Europe ».
Course
Un changement d’état d’esprit qui risque de devenir un défi pour les Banques, avec « 33,4 % des répondants français [qui] déclarent qu’ils envisageraient de changer de banque si une autre banque offrait de meilleures opportunités dans les cryptomonnaies ». Pas de panique pour autant, les habitants de l’Hexagone continuent à plébisciter – 45,9 % - leur banque principale comme principal acteur de confiance pour la gestion de leurs investissements dans les cryptomonnaies, et ce, loin devant les plateformes spécialisées dans ce type d’actif – 17,1 %. Pour autant, l’attente est grande sur les banques, 15,6 % des Français expliquant s’attendre à ce qu’elles leur fournissent un accès à des investissements dans les cryptomonnaies d’ici trois ans.
Un horizon dans lequel se projette également Benoit Boudier, lequel se montre « optimiste sur les avancées en Europe, les Banques avancent beaucoup plus vite sur la question qu’elles ne laissent paraître ». Cet Européen convaincu ne cantonne pas son raisonnement à l’Hexagone et regrette « qu’on critique parfois un peu rapidement l’Europe, lorsqu’on élargit un peu le spectre on a beaucoup de raisons d’être positif. La complexité fiscale est bien moindre ici qu’aux États-Unis et on voit bien qu’on est déjà en train de modifier la première version de MICA pour la rendre plus pertinente ».
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