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exclusif Agenda de la rentrée : les dates cruciales

EXCLUSIF. En Europe, les négociations sont au ralenti et les rencontres entre dirigeants se multiplient. Des mesures décisives devront ressortir de ces réunions, au risque de faire plonger les marchés.
- 3 septembre : Audition du président de la BCE, Mario Draghi, du chef de file de la zone euro, Jean-Claude Juncker et du commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn devant la commission des finances du Parlement européen. Enjeux : Ce sera sans soute l'occasion de plaider pour la mise en place d'euro-obligations et pour l'extension du FESF. A Bruxelles, le Trésor placera entre 2,2 et 3,2 milliards d'euros de dettes à échéance en 2019, 2022, et 2041. - 4 septembre : Angela Merkel recevra Herman Van Rompuy et François Hollande accueillera Mario Monti à Bercy. Puis le lendemain, le président du Conseil européen et le président français s'entretiendront à Paris. Les quatre dirigeants discuteront de la situation espagnole. Du côté de la Grèce, le ministre des Finances, Yannis Stournaras, rencontrera son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, afin de lui présenter ses mesures d'économies. - 5 septembre : Emission obligataire allemande pour 5 milliards d'euros à 10 ans, arrivant à maturité en septembre 2022 avec un possible taux de 1,25%, ce qui serait le coupon le plus bas jamais enregistré. - 6 septembre: Réunion de politique monétaire de la BCE. Le président Mario Draghi pourrait annoncer un nouveau programme d'achats de dette publique ou baisser les taux. Les investisseurs sont convaincus que l'institution agira dans le but d'apaiser les tensions sur le marché obligataire en zone euro. Elle a toutefois déjà prévenu que toute aide serait conditionnée à une demande formelle de la part des pays concernés. Enjeux : Ne pas décevoir le marché. Cela dépend surtout de Mariano Rajoy. Sans son autorisation, la BCE ne pourra activer l'intervention du FESF. Les propos récents des officiels espagnols ne semblent pas s'opposer de principe à réclamer cette aide. Or, les demandes de sauvetage financier des régions de Murcie, de Valence et de la Catalogne alimentent les spéculations. Le président espagnol rencontrera en parallèle Angela Merkel. Tandis que François Hollande rejoindra le Premier ministre britannique David Cameron à Londres. En outre, la France lancera une nouvelle OAT à 15 ans dans le cadre d'une émission de 7 à 8 milliards d'euros, portant également sur des titres de dettes à échéance en 2017 et 2022. Le même jour, l'Espagne reprendra son programme d'émissions obligataires à long terme, nouveau test pour vérifier la confiance des investisseurs. - 9 septembre : Rencontre entre Yannis Stournaras, le ministre grec des Finances, et les chefs de la délégation des créanciers internationaux du pays. La Grèce prépare depuis quelques semaines déjà des mesures d'économies qui devront être validées par la Troïka avant que ne puisse être approuvé le déblocage de la prochaine tranche d'aide. Enjeux : Le pays doit se conformer aux règles de la zone euro et ramener le déficit publique sous la barre des 3% du PIB en deux ans. Avant le 14 septembre, les créanciers grecques devront trouver un accord pour pouvoir demander le versement de 31,5 milliards d'euros à l'UE et le FMI. - 10 septembre : Réunion de la Banque des Règlements Internationaux au sujet de Bâle III, et rencontre entre Mariano Rajoy et François Hollande -12 septembre: Bruxelles présentera les grandes lignes de l'union bancaire. Suite au sommet européen de juin, la BCE pourrait décider un projet de supervision bancaire commun à l'Europe. Les leaders européens pourraient adopter le plan les 13 et 14 décembre prochain. Si c'est le cas, la BCE commencerait dès janvier 2013 à faire fonctionner le programme. Enjeux : L'union bancaire instaurerait une garantie des dépôts et un fonds de résolution de crise bancaire. Cela permettra également de parvenir à marché obligataire unique. Ce projet suscite cependant des remous sur la place financière et en Allemagne. En outre, la Cour constitutionnelle allemande donnera sa décision sur le MES et le pacte budgétaire. Certes, elle a rendu le 19 juin un arrêt qui a validé l'ancienne version du MES et le pacte budgétaire, mais elle a été saisie de nouveau pour sa modification. Si la Cour émet des réserves ou s'oppose au MES, cela viendrait corrompre le dispositif européen de résolution de la crise. Un rejet total semble cependant peu probable. Pendant ce temps, aux Etats-Unis se tiendra la réunion du FOMC de la Fed. Ce sera sa dernière possibilité d'action avant les élections présidentielles du 6 novembre. En cas de persistance du ralentissement économique, les dirigeants de la banque centrale des Etats-Unis pourraient soutenir davantage leur pays. Les statistiques montrent une certaine embellie à court terme, seules limites : les élections et le "fiscal cliff ". Enfin, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, fera son discours sur "l'état de l'Union" à Strasbourg. -12/13 septembre: Réunion de la banque centrale américaine. Aux Pays bas aura lieu les élections législatives anticipées. Actuellement, les sondages donnent le parti libéral au pouvoir, suivi de près par le parti socialiste. Enjeux : Le partie socialiste a exprimé des positions eurosceptiques, le risque serait de voir une radicalisation de la position des Pays-Bas dans les négociations européennes. - 13/14 septembre : Réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux du G20 à Mexico. - 14/15 Septembre: Réunion informelle de l'Eurogroupe/Ecofin (Nicosie). Les ministres des Finances discuteront du contenu et de la mise en place des éventuels plans de sauvetage aux pays en difficulté (Grèce, Chypre, voire Espagne et Italie). La question d'une aide formelle à l'Espagne pourrait y être débattue. - mi-septembre : L'audit indépendant sur les besoins en capital de chaque banque espagnol est attendu. - 20/21 septembre : Visite du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy pour rencontrer son homologue italien Mario Monti - 22 septembre : Rencontre entre François Hollande et Angela Merkel - En septembre : Décision de Moody's sur la note souveraine de l'Espagne et de la France, dont la note AAA est passée sous perspective négative en juillet. - Fin septembre/ début octobre: Rapport de la Troïka sur la Grèce. Comme la chancelière allemande Angela Merkel, Jean-Claude Junker s'en est remis au rapport de mission de la Troïka (UE, BCE, FMI), attendu fin septembre, pour décider du sort de la Grèce. Le document s'intéressera aux mesures engagées par le pays (il a promis au début du mois de présenter dans les semaines à venir un nouveau programme d'austérité de 11,5 milliards d'euros environ, pour les deux prochaines années). De ce rapport dépend le versement de la prochaine tranche d'aide d'une valeur de plus de 30 milliards d'euros. Enjeux : Le pays, en récession pour la cinquième année consécutive, a besoin de temps supplémentaire pour se maintenir à flots et relancer sa croissance. - 8/9 octobre: Réunion de l'Eurogroupe / Ecofin à Bruxelles - 18/19 octobre: Sommet Européen à Bruxelles. Les chefs d'Etat discuteront de la construction et de la consolidation de la zone euro. Enjeux : Choisir l'Europe de demain, assurer la viabilité de la zone euro, recapitaliser les banques européennes et cloisonner l'épidémie de la dette. - 22/23 novembre : Sommet extraordinaire des dirigeants européens. Enjeux : Trouver un accord sur le budget pluriannuel de l'Union Européenne pour la période 2014-2020, ce qui ne sera pas chose facile. En effet, deux camps se font face : les pays en difficulté contre le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède qui plaident pour une réduction drastique du futur budget de l'UE.
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