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Hopium / plan de continuation / tribunal des activités économiques de paris / pile à combustible hydrogène
Hopium explore des pistes de financements alternatives à celles de son plan de continuation / Il reste bien sur les rails du côté opérationnel
Après la validation de son plan de continuation par le Tribunal des activités économiques de Paris en mars 2025, Hopium reste engagé sur sa feuille de route. La cleantech fait donc le point. Pour mémoire, ce plan avait permis à l’entreprise de réduire son passif de 35 à 9 millions d’euros. Il s’appuyait également sur un financement obligataire de la part du fonds Atlas Special Opportunities, de 12,5 millions d’euros, qui avait pour but de couvrir les besoins de ses ambitions de développement jusqu’au 2ème trimestre de 2026.
En adéquation avec les prévisions
Un financement qui avait, par ailleurs, pris le relais de l’augmentation de capital ayant été prévue dans la première mouture du plan de redressement du groupe, celui-ci ayant choisi de se concentrer sur la fourniture de solutions de pile à combustible hydrogène pour les transports lourds à la suite de son placement en procédure de redressement judiciaire en 2023, et ainsi mis de côté son projet de berline à hydrogène, la Machina. La mise en œuvre du processus de remboursement des clients ayant procédé à des précommandes du modèle a par ailleurs été engagée en 2025.
Sur le plan opérationnel, tout semble pour l’heure se dérouler comme prévu pour l’entreprise ayant été fondée par le pilote Olivier Lombard, au regard des engagements pris vis-à-vis de ses créanciers. L’année écoulée lui a de fait permis de franchir plusieurs étapes majeures dans sa trajectoire industrielle et technologique, conformément à ses prévisions. Parmi elles, la conduite d’essais clés pour sa technologie, la réalisation d’une première vente dans le secteur maritime ou bien la création d’une co-entreprise avec la société Pegase System, pour adresser le marché du stationnaire.
Néanmoins, sur le plan financier, le groupe désormais présidé et dirigé par Stéphane Rabatel pourrait devoir trouver des alternatives. Hopium est en effet actuellement en discussions avec son financeur, le fonds Atlas Special Opportunities, concernant le tirage de la cinquième tranche de financement prévue au titre de son plan de continuation. Et pour cause : il n’est, à date, pas encore sécurisé. Si l’entreprise n’était pas en mesure d’obtenir ce tirage à la suite des discussions en cours, elle pourrait se retrouver à risque par rapport à ses engagements d’ici à la fin du mois de février, prévient-elle.
Sans préjudice des termes actuels
« Dans ce contexte, le conseil d’administration d’Hopium a renouvelé sa confiance au président-directeur général […] et l’a mandaté pour étudier toute piste alternative de financement (lui) permettant de poursuivre son plan de continuation, et, le cas échéant, de le pérenniser, sans préjudice des termes du contrat conclu avec le financeur actuel et des implications juridiques vis-à-vis des moyens du plan de continuation », explique ainsi l’entreprise, précisant vouloir faire montre de prudence et d’anticipation pour préserver la continuité de l’exploitation.
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