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Hopium / Plan de redressement / obligations convertibles en action / atlas special opportunities
Hopium révise son plan de redressement / Un financement en obligations convertibles, faute d'avoir pu organiser son augmentation de capital
C’est un plan de redressement corrigé qui sera examiné par le Tribunal. Hopium, la cleantech fondée par l’ancien vainqueur des 24 heures du Mans Olivier Lombard, qui portait initialement un projet de berline à hydrogène avant de décider de se spécialiser dans la pile à combustible à hydrogène à l’occasion de son placement en redressement judiciaire, a annoncé les détails de sa copie révisée. En lieu et place de son augmentation de capital, c’est finalement au travers d’obligations convertibles en actions (OAC), à souscrire par le fonds Atlas Special Opportunities, que Hopium compte financer son nouveau plan stratégique et de développement.
Pas assez d’engagements
Pour mémoire, l’entreprise avait présenté au mois de décembre sa nouvelle feuille de route et les besoins de financement qui l’accompagneraient, puisque sa période d’observation touchait à sa fin. Un projet reposant alors sur l’hypothèse d’un financement initial de l’année 2025, qui aurait dû passer par une première augmentation de capital de 8 millions d’euros. Si les actionnaires de l’entreprise avaient bien adhéré à ce plan, sa présentation devant le Tribunal de Commerce de Paris le 16 janvier était néanmoins conditionnée à l’obtention, par Hopium, d’engagements de souscription à hauteur des trois quarts de son montant, soit 6 millions d’euros. Et dès le 9 janvier, le groupe désormais dirigé par Stéphane Rabatel faisait savoir qu’à cette date, la barre n’avait pas été franchie. "Dans ce contexte, la société ne souhaite pas prendre le risque de présenter un projet de plan au Tribunal de Commerce dès lors que son financement n’est pas intégralement garanti", soulignait-il.
Le fonds Atlas Special Opportunities est un partenaire financier de la société depuis septembre 2022. Il lui a manifesté son soutien à plusieurs reprises et l’a donc renouvelé dans le cadre de la préparation de la modification de son projet de plan de redressement, en s’engageant à la financer à hauteur de 12,5 millions d’euros sur quinze mois. Cela prendra donc la forme d’émissions d'OCA, en plusieurs tranches, à commencer par une première de 500 000 euros le 10 février prochain. S’ensuivront cinq autres émissions, comprises en 2 millions et 2,5 millions d’euros, jusqu’en mars 2026.
Apport supplémentaire
Un financement qui donnerait à Hopium les moyens de développer son activité commerciale et de préparer son site situé dans la région lyonnaise à Saint-Bonnet-de-Mure à l’assemblage, avec un apport de trésorerie supplémentaire de 4,5 millions d’euros bruts en comparaison aux augmentations de capital précédemment envisagées. Soit les mêmes objectifs et priorités que ce qui avait été précédemment annoncé. En parallèle, l’entreprise poursuit ses recherches d’investisseurs industriels de référence. Hopium fait savoir en avoir déjà rencontré plusieurs lors de sa phase d’observation – renouvelée à deux reprises après l’ouverture de la procédure de redressement judiciaire le 19 juillet 2023 – et indique que ces derniers seront prêts à reprendre des discussions une fois le plan approuvé par le Tribunal des activités économiques de Paris (TAE, soit le Tribunal de Commerce, celui-ci faisant partie des douze désignés pour expérimenter le TAE depuis le 1er janvier 2025).
L’audience est pour l’heure fixée au 27 février prochain, tandis qu'à compter de 3 février et jusqu'au 17 du mois, se déroulera le vote des classes de parties affectées sur le projet. À Hopium de prévenir, néanmoins, qu’Atlas Special Opportunites n’avait pas vocation à rester actionnaire lorsque les actions issues de la conversion ou de l’exercice de OAC seraient reçues. Ces dernières pourraient donc être cédées sur les marchés dans de brefs délais, ce qui créerait par la même occasion une forte pression baissière sur le titre de l’entreprise.
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