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Une délégation d’envergure pour la visite d'Emmanuel Macron en Chine / Un déplacement pour rééquilibrer les relations économiques

Alors que la France affiche un déficit commercial record de 47 milliards d’euros avec la Chine et que plusieurs filières tricolores sont visées par des enquêtes commerciales, Emmanuel Macron atterrira mercredi à Pékin avec une délégation économique hors norme : 35 patrons, des géants industriels aux fleurons de l’agroalimentaire, mais pas que. Objectif affiché : rééquilibrer une relation économique devenue asymétrique et défendre un accès « juste et réciproque » au marché chinois, avec l’intention d’arracher des avancées concrètes.
Xi Jinping et Emmanuel Macron (Photo by Aurelien Morissard / POOL / AFP)
Xi Jinping et Emmanuel Macron (Photo by Aurelien Morissard / POOL / AFP)

Ce mercredi, l’avion présidentiel embarquera une délégation particulièrement fournie : environ 35 chefs d’entreprise accompagneront Emmanuel Macron lors de son déplacement en Chine - sa quatrième visite officielle depuis 2017. Une ampleur qui s’explique par l’importance stratégique de cette relation bilatérale : la Chine est aujourd’hui le deuxième fournisseur mondial de la France, tandis que l’Hexagone est le troisième investisseur étranger en Chine.

 

Défendre l’accès des produits français au marché chinois

 

À l’Élysée, on présente clairement l’objectif du voyage : "trouver une méthode pour résorber les déséquilibres économiques entre les deux pays ". Car les chiffres parlent d’eux-mêmes : la France enregistre un déficit commercial de 47 milliards d’euros avec la Chine, un montant doublé en dix ans.

Autre déséquilibre notable : les flux d’investissements. "Nous avons, en France, un stock d’investissement français en Chine de l’ordre de 46 milliards, quand la Chine a un stock d’investissement en France de l’ordre de 12 milliards. Notre principal intérêt, c’est d’inviter nos partenaires chinois, les entreprises chinoises, à investir davantage en France ", explique encore l’entourage du président de la République.

Mais ce n’est pas tout. La mission présidentielle vise aussi à débloquer ou fluidifier l’accès au marché chinois pour plusieurs filières françaises. "La Chine, c’est évidemment un marché d’exportation important pour de nombreuses entreprises françaises. C’est vrai dans le domaine des biens de consommation, du luxe, des vins et spiritueux. Certains produits français font actuellement l’objet de différentes enquêtes commerciales. Il y a eu l’affaire bien connue du Cognac, mais également les producteurs de lait, les producteurs de porc, les producteurs de bœuf, qui sont sous le coup de différentes enquêtes. Le Président a à cœur de défendre un accès au marché juste et réciproque", rappellent les conseillers du chef de l’État.

 

Une représentation forte de l’agroalimentaire

 

Aussi, et à l’image de la variété des secteurs composant les relations bilatérales entre la France et la Chine, différentes tailles d’entreprises tricolores (grands groupes, ETI, PME) ont été invitées à représenter l’économie française. Parmi les grands patrons seront ainsi présents, Estelle Brachlianoff, directrice générale de Veolia, Xavier Girre, patron de Suez, Nicolas Maes, directeur général d’Orano, Bernard Fontana, PDG d’EDF et celui de Framatome, Grégoire Ponchon, Félicie Burelle, directrice générale déléguée d’OPMobility, Christophe Périllat, directeur général de Valeo, Henri Poupart-Lafarge, directeur général d’Alstom, Rodolphe Saadé, PDG de CMA CGM, Guillaume Faury, président d’Airbus, Jean-Pascal Tricoire, président de Schneider Electric, Jean Lemierre, président du conseil d’administration de BNP Paribas, MingPo Cai, président de Cathay Capital, Stéphane Maquaire, PDG du Club Med, Arielle Malard de Rothschild, propriétaire des parfums Caron, et Franck Marilly, directeur général de Rémy Cointreau ou encore Saskia de Rothschild, présidente des Domaines Barons de Rothschild.

D’ailleurs, la filière agro-alimentaire sera particulièrement représentée avec Antoine de Saint-Affrique, directeur général de Danone, Emmanuel Commault, directeur général de Cooperl, et celui de Savencia, Olivier Delaméa, Florian Delmas, président d’Andros, Maxence Bigard, responsable stratégie du groupe éponyme, Philippe Heusèle, président d’Intercéréales, François-Xavier Huard, patron de la Fédération nationale de l’Industrie laitière et David Le Manour, président de la Fédération des industries avicoles.

 

Des signatures de contrats attendus

 

S’ajoutent également à cette délégation Benoit Lemaignan, cofondateur et président de Verkor et Arthur Mensch, cofondateur et directeur général de Mistral AI

Coté institutionnels, Pascal Cagni, président de Business France fera le déplacement, ainsi que Sophie Sidos-Vicat, présidente des conseillers du Commerce extérieur de la France.

Plusieurs accords devraient être signés au cours de cette visite, nous promet-on à l’Elysée, "illustrant la diversité et la profondeur de notre relation économique avec la Chine, à la fois en matière aéronautique, en matière énergétique, en matière agroalimentaire, etc".

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