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La Banque de France prévoit (très) légèrement moins de croissance d’ici à 2027 / Pas de retournement à attendre sur le marché du travail

La Banque centrale a révisé à la hausse de 0,1 point sa prévision d’augmentation du Produit intérieur brut (PIB) pour 2025 tandis qu’elle a revu à la baisse de 0,1 point chacune, celles pour 2026 et 2027. Alors qu’il envoyait dernièrement des signaux inquiétants, le marché de l'emploi ne devrait pas connaître une dégradation importante.
Martin LELIEVRE / AFP
Martin LELIEVRE / AFP

La Banque de France ajuste marginalement ses perspectives économiques pour l’Hexagone. L’institut d’émission s’attend désormais à une croissance de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,7 % (+ 0,1 point) en 2025, 0,9 % en 2026 (-0,1 point) et 1,1 % en 2027 (-0,1 point).

D’après l’institution de la rue-Croix-des-Petits-Champs, la consommation et l’investissement des entreprises "resteraient freinés au tournant de l’année 2026 par les incertitudes sur la politique budgétaire mais se raffermiraient ensuite".Dans le détail, la consommation des ménages reprendrait du poil de la bête en lien avec des gains de pouvoir d’achat tandis que si l’investissement des entreprises bénéficierait de la moindre incertitude sur le plan de la guerre commerciale avec les Etats-Unis, il serait pénalisé par le rebond de l’incertitude domestique.

La consommation des ménages en volume devrait progresser de 0,5% cette année, puis de 1% en 2026 et 1,1% en 2027. L'investissement des entreprises, lui, se contracterait de 0,6% en 2025 avant de rebondir à hauteur de 1,2% en 2026, puis 1,7% en 2027.

Par rapport à ses projections de juin, la Banque de France explique que les révisions pour 2026 et 2027 sont liées au contexte national plus incertain et à des hypothèses sur l’environnement international plus défavorables, du fait notamment d’un taux de change de l’euro et d’un prix du pétrole plus élevés, ainsi que d’une moindre demande extérieure adressée à l'Hexagone.

Alors que récemment, le marché de l’emploi envoyait des signaux inquiétants, les prévisions de la Banque centrale ont de quoi rassurer. "Sur le marché du travail, notre scénario demeure celui d’une remontée transitoire du taux de chômage jusqu’en 2026, à 7,6 %, suivi d’un reflux en 2027, à 7,4 %", expliquent ses économistes.

La Banque centrale précise que les aléas autour de sa prévision de croissance sont orientés à la baisse après 2025. "L’incertitude sur la politique budgétaire en 2026 pourrait renforcer les comportements attentistes des entreprises et des ménages. À cela s’ajoutent des incertitudes subsistantes sur l’application de l’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne, en particulier pour certains droits de douane sectoriels (pharmacie, semi-conducteurs, agroalimentaire)", prévient-elle.

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