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Sur les marchés

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Epargne financière : comprendre les écarts de performance / Ce que révèle le premier rapport de l’OPEF

Publié pour la première fois, le rapport de l’OPEF - Observatoire des produits d’épargne financière - dresse un état des lieux inédit des placements les plus utilisés par les Français : assurance-vie, PER, PEA et comptes-titres. Objectif ? Offrir plus de transparence sur leurs performances et leurs frais. Si 2024 a globalement été une bonne année, le rapport souligne de fortes disparités entre classes d’actifs et zones géographiques. De quoi rappeler que les marchés restent imprévisibles, et que la diversification et la vigilance restent les meilleurs alliés des épargnants.
Cours de Bourse (Photo by Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via AFP)
Cours de Bourse (Photo by Nicolas Guyonnet / Hans Lucas via AFP)

Le mois dernier, l’OPEF, Observatoire des produits d’épargne financière, nouvel outil de suivi des produits d’épargne des Français, publiait son premier rapport. Celui-ci, confié au Comité consultatif du secteur financier, présidé par Catherine Julien-Hiebel, par la loi Industrie verte d’octobre 2023, propose d’évaluer les performances et les frais des produits d’épargne les plus utilisés (à savoir l’assurance-vie, le PER individuel, le PEA et les comptes-titres), représentant plus de 2 000 milliards d’euros en 2023, soit un tiers du patrimoine financier des Français. Il ne s’agit pas de comparer les produits entre eux mais d’aider à mieux les comprendre.

A sa lecture, l’on apprend qu’il existe des écarts de performance marqués entre les différentes classes d’actifs (fonds actions, obligations, fonds diversifiés et monétaires) ainsi qu’entre les zones géographiques (France, Europe, Etats-Unis notamment). Une hétérogénéité que l’on retrouve aussi au sein même de chaque classe d’actifs. "Ces disparités soulignent que les choix de classes d’actifs et de zones géographiques sont les principaux leviers de performance potentielle et de niveau de risque pour les investisseurs. C’est l’un des enseignements du rapport : les évolutions des marchés jouent un rôle déterminant dans les écarts de performances entre les investisseurs, d’où l’importance pour les épargnants de rester attentifs face à ces fluctuations ", souligne l’OPEF.

En 2024, et indépendamment de la classe d’actifs et du mode de gestion (passive ou active), chacune des grandes catégories d’OPC a, en moyenne, affiché une performance nette de frais de gestion positive, supérieure à la moyenne annualisée sur 5 ou 10 ans. Ce qui est également le cas pour les fonds en euros. "Les performances observées sont donc étroitement liées au contexte macroéconomique et financier de la période analysée, ce qui en souligne le caractère conjoncturel. Il est essentiel à cet égard de rappeler les performances passées ne préjugent en rien des performances futures, et qu’elles doivent interprétées avec discernement ", prévient l’Observatoire.

Et sans surprise, sur le long terme, ce sont les actions – bien qu’associées à une volatilité plus élevée au cours du temps – qui sont la classe d’actifs la plus performante. "Une diversification efficace entre les différentes classes d’actifs, combinée à un horizon de placement long, permet d’obtenir des opportunités de gains et de minimiser les risques de pertes inhérents à l’investissement sur les marchés financiers, pratique indispensable pour compenser ou a minima atténuer l’impact négatif de l’inflation ", conseille l’OPEF.

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