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Thales confirme sa dynamique, (toujours) boostée par la Défense et l’Aéronautique / Cap sur les 22 milliards d'euros de chiffre d'affaires

Malgré un léger repli des prises de commandes, Thales signe un premier semestre 2025 marqué par une croissance robuste de son chiffre d’affaires, une rentabilité solide et un free cash-flow en nette amélioration. Un semestre maîtrisé qui ouvre ainsi la voie à une seconde moitié d’année prometteuse. Pour preuve, le groupe revoit à la hausse son objectif annuel de croissance organique de ses revenus.
Thales (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Thales (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)

Thales aborde la seconde moitié de l’année avec confiance et solidité. À l’issue du premier semestre 2025, le groupe dirigé par Patrice Caine affiche des résultats en nette hausse sur un an sur la majorité de ses indicateurs financiers.

 

Temps clair sur la visibilité 

 

Avec 10,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur les six premiers mois de l’année, Thales enregistre une hausse de + 8,1 %, tant en variation totale qu’organique. Cette dynamique est principalement tirée par les secteurs Défense (+ 13,0 %) et Aérospatial (+ 6,8 %), et notamment par les activités d’Avionique, en plein essor. Sur le plan géographique, la croissance organique atteint + 10,7 % dans les marchés émergents, et + 7,4 % dans les marchés matures, tirée notamment par l’Europe (+ 8,9 %).

Seul bémol ce semestre : le secteur Cyber & Digital enregistre une performance en repli de 3,7 % sur un an mais deux facteurs l’expliquent notamment : le ralentissement temporaire de l’offre Cyber Produits, affectée par l’intégration post-fusion avec Imperva, désormais achevée et une demande atone sur l’offre Cyber Services, dans un contexte de recentrage stratégique sur les segments à plus forte rentabilité. Malgré cela, le secteur Cyber & Digital conserve une marge robuste à 14,2%

Les prises de commandes se sont élevées à 10,4 milliards d’euros, en recul de -4 % par rapport à un premier semestre 2024 exceptionnellement haut (marqué par trois contrats supérieurs à 500 millions d’euros, contre un seul au cours des six premiers mois de l’année). "La dynamique commerciale n’en reste pas moins très positive et le carnet de commandes consolidé au 30 juin 2025 atteint 50 milliards d’euros, affichant une hausse de 7 % par rapport au premier semestre 2024 ", précise l’entreprise.

Le ratio book-to-bill ressort à 1,01. De fait, dans le contexte géopolitique actuel, les marchés de la Défense restent particulièrement dynamiques avec 5,75 milliards d’euros de commandes, incluant le méga-contrat indien pour 26 Rafale Marine (supérieur à un milliard d’euros). Le groupe prévoit en outre l’enregistrement d’un contrat de défense aérienne avec le Royaume-Uni (1,16 milliard de livres) au second semestre.

 

Un coup de frein fiscal qui ne perturbe pas la rentabilité 

 

Le résultat opérationnel ajusté (EBIT Ajusté) grimpe à 1,248 milliard d’euros, un bond de + 13,9 % (+ 12,7 % en organique), soit une marge de 12,2 % (contre 11,5 % au premier semestre l’année dernière). Une performance notable, portée par l’amélioration de la rentabilité du secteur Aérospatial (+ 2,6 points de marge à 9,1 %), et le maintien d’une rentabilité élevée dans la Défense (à 12,9 % stable).

Le résultat net ajusté, part du groupe, atteint les 877 millions d’euros, en hausse modérée de + 1 %. Cette progression limitée s’explique par une contribution exceptionnelle à l’impôt en France de 60 millions d’euros. Corrigé de cet effet ponctuel, le résultat net ajusté aurait progressé de + 8 %. Le résultat net des activités poursuivies s’élève pour sa part à 664 millions d’euros (+ 6 % sur un an).

Le free cash-flow opérationnel atteint 499 millions d’euros, contre - 85 millions d’euros un an plus tôt. Cette transformation spectaculaire s’explique par une meilleure gestion du besoin en fonds de roulement, un profil de paiement clients favorable, et l’optimisation des stocks.

L’on notera que la dette nette, en légère hausse à 3,43 milliards d’euros (contre 3,04 milliards fin 2024), reflète principalement le paiement de dividendes (-586 millions d’euros), des nouveaux contrats de location (-118 millions d’euros), et un ajustement de prix lié à la cession de l’activité Transport à Hitachi Rail (-64 millions d’euros).

 

Une ambition revue à la hausse

 

Porté par un premier semestre solide, Thales a donc décidé de revoir à la hausse ses prévisions de croissance de ses ventes pour 2025, désormais attendue entre + 6 % et + 7 % (contre + 5 % à + 6 % précédemment), soit un chiffre d’affaires anticipé entre 21,8 et 22,0 milliards d’euros. Les autres objectifs sont confirmés, à savoir un book-to-bill supérieur à 1 sur l’ensemble de l’année et une marge d’EBIT Ajusté attendue entre 12,2 % et 12,4 %.

Le groupe a indiqué par ailleurs anticiper toujours un impact direct contenu des droits de douane sur la base des informations disponibles au 23 juillet 2025. "Ainsi, les prévisions pour l’année 2025 s’appuient sur des hypothèses de tarifs réciproques de 10 % depuis l’Europe et de 25 % depuis le Mexique, et excluent toute mesure de rétorsion qui pourrait être prise par l’Europe dans ce cadre ", précise-t-il.

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