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PIB; CDN; action climatique

Macro-économie / Taux / climat / croissance / OCDE / pertes économiques

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Quand le climat vole au secours de la croissance / La transition écologique ne signifie pas nécessairement un ralentissement de l’économie

Concilier action climatique et croissance soutenue pourrait ne pas être une gageure. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) considère que des politiques ambitieuses pourraient permettre d’augmenter le PIB de l’ordre 0,2 % d’ici à 2040 par rapport à la trajectoire actuelle.  
Les inondations ont un coût économique conséquent ces dernières années.  Photo by JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Les inondations ont un coût économique conséquent ces dernières années. Photo by JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Un gain à mesurer au regard des pertes évitées. La relation entre changement climatique et croissance est effectivement bien complexe à appréhender. De quoi expliquer que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) évoque tout autant les pertes potentielles faisant suite à des choix politiques trop frileux que de la croissance supplémentaire générée par des plans nationaux ambitieux.

Un triptyque de bénéfices liés à l’accélération de l’action climatique est ainsi dessiné par l’institution, un tel choix est loué puisqu’il est avancé qu’il "stimule la croissance, libère les dividendes du développement et prévient les pertes dues aux catastrophes climatiques". Un dernier point sur lequel l’OCDE insiste d’autant plus que les "estimations actuelles sont incertaines et ne tiennent pas pleinement compte des conséquences économiques et sociales de la probabilité accrue de franchir des points de basculement". Ces derniers tels que la fonte des calottes glaciaires ou encore l’inversion des schémas de circulation dans l’océan sont susceptibles d’entraîner des changements qualifiés "d’irréversibles et graves dans le système climatique ".

 

Le pire

 

L’institution se risque néanmoins à quantifier les bénéfices de choix ambitieux sur le plan climatique et argue qu’en "réduisant le risque d’événements climatiques, un scénario de CDN (Contributions déterminées au niveau national ndlr) amélioré pourrait prévenir des pertes économiques importantes et augmenter le PIB mondial jusqu’à 3 % d’ici 2050 et jusqu’à 13 % d’ici 2100". Des chiffres à mettre en relation avec la croissance du PIB mondial attendue entre 2022 et 2040, celle-ci étant d’environ 60 %.

Associé à l’OCDE sur la question le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), y est allé de son commentaire par la voix de Achim Steiner, administrateur du PNUD, lequel argue qu’à "l’avenir, il est clair que les économies vertes stimuleront l’industrie, la mobilité, les systèmes énergétiques, et bien plus encore". Un discours loin d’être anodin lorsqu’on sait à quel point les gouvernants de nombreux pays sont attachés à la réindustrialisation de leurs économies.

 

Externalités

 

Les politiques publiques ne se cantonnant pas à la seule croissance du PIB, les deux institutions s’évertuent également à détailler les bienfaits pour la société d’une transition vers des économies à la fois plus propres et plus vertes. Ce qui laisse entendre au rapport que la mise en place de CDN plus ambitieuse qu’actuellement pourrait "aider une personne sur cinq vivant dans l’extrême pauvreté à accéder à une plus grande sécurité financière d’ici 2050". Autre situation détaillée, celle de pays importateurs de pétrole ayant tout intérêt à investir dans les énergies renouvelables afin de "réduire leur exposition à la volatilité des marchés des combustibles fossiles et renforcer leur autosuffisance".

Cette année est présentée comme une opportunité d’agir au vu des obligations contenues dans l’Accord de Paris, celui-ci faisant que "les pays sont tenus de soumettre de nouveaux plans climat tous les cinq ans afin de réduire davantage les émissions de gaz à effet de serre et de s’adapter aux impacts et aux risques climatiques par le biais de contributions déterminées au niveau national". De quoi ajouter à une dynamique largement positive sur certains points comme les investissements dans les énergies propres qui sont désormais largement plus importants que ceux consacrés au fossile.

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