WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche

Publications, Résultats / Vallourec

Publications, Résultats
Vallourec

Vallourec consolide ses marges et soigne sa génération de trésorerie / Son nouveau profil lui permet de s’adapter aux évolutions des conditions de marché

Le spécialiste des tubes sans soudure récolte les fruits de sa stratégie de valeur et des autres retombées de son plan "New Vallourec". Malgré les quelques incertitudes s’étant mises à planer récemment sur le secteur du pétrole et du gaz, le groupe reste confiant pour la suite de l'année, porté par son positionnement haut de gamme et des prises de commandes dynamiques. D’autant que l’organisation de son empreinte industrielle lui permet aussi de ne pas redouter les évolutions du contexte commercial mondial.
Vallourec (Photo by ROBERTO PFEIL / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP)
Vallourec (Photo by ROBERTO PFEIL / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP)

L’exercice 2025 de Vallourec part du bon pied. Le spécialiste des tubes sans soudure a dévoilé avant l’ouverture de la Bourse parisienne ses résultats du premier trimestre et force est de constater que sa rentabilité est toujours au rendez-vous. Si son résultat brut d’exploitation (RBE) a légèrement reculé de 3 % à l’échelle du groupe par rapport au quatrième trimestre de 2024, à 207 millions d’euros, sa marge correspondante a quant à elle progressé de près d’un point de pourcentage sur la même période, pour se fixer à 21 % du chiffre d’affaires. 

La comparaison est un peu moins favorable sur un an : le RBE s’affichait, au premier trimestre de 2024, à 235 millions d’euros tandis que sa marge brute d’exploitation était alors de 23,7 %. Une diminution s’expliquant par la baisse des prix de vente moyens du segment "tubes" en Amérique du Nord, malgré tout compensée par l’amélioration des résultats de cette catégorie d’activité dans les autres régions du monde, soutenues par une progression des ventes et par certains bénéfices du plan "New Vallourec", souligne le groupe. Le RBE du segment "tubes" a en tout cas été ramené de 220 millions d’euros au premier trimestre de 2024, à 166 millions d’euros à fin mars 2025. Des tendances qui avaient d’ailleurs été anticipées, puisque l’ensemble des résultats se situe dans le haut de la fourchette qui avait été communiquée au marché. Le chiffre d'affaires, de 991 millions d'euros, ressort quant à lui stable sur un an et en hausse de 1,3 % à taux de change constants.

 

Une stratégie de montée en gamme qui paie

 

Si quelques vents contraires se sont dessinés sur l’activité "tubes" de l’entreprise, qui représente la grande majorité de ses revenus, la tendance est à l’inverse du côté du segment "mines et forêts". La production vendue de minerai de fer a en effet progressé de 15 % sur un an, tandis que son RBE a atteint 53 millions d’euros, en hausse de 33 % sur un an. La conséquence de la hausse de la production ainsi que de l’amélioration de la qualité de fer permise par le démarrage de la phase 1 du projet d’extension de sa mine au Brésil, en phase avec la stratégie de valeur menée par Philippe Guillemot, le président-directeur général du groupe, dans le cadre de son plan "New Vallourec".

Du côté de la trésorerie, sa génération de globale a atteint 104 millions d’euros, contre 101 millions d’euros il y a un an. De quoi permettre au groupe de signer un dixième trimestre consécutif de génération de trésorerie positive. A fin mars, la trésorerie nette du groupe était de 112 millions d’euros, en amélioration de 91 millions d’euros par rapport à la fin du mois de décembre. 

Certes, a observé Philippe Guillemot à l’occasion de la publication, la perception des marchés financiers à l’égard du secteur du pétrole et du gaz s’est quelque peu assombrie ces dernières semaines, eu égard aux inquiétudes concernant l’augmentation de la production de pétrole par les membres de l’OPEP+ et les craintes d’un ralentissement de la demande de pétrole. Pour autant, les grands clients internationaux du groupe restent campés sur leurs projets de long terme, a-t-il indiqué. Et les prises de commandes ont aussi été au rendez-vous au fil du trimestre, dans la lignée de la fin d'année 2024. D'autant que l'offre du groupe, concentrée sur le haut de gamme, et ses positions solides gagnées auprès de ses clients, lui permettent de se rendre résilient aux différentes fluctuations du marché, a souligné Philippe Guillemot.

 

Trois pieds

 

En parallèle, le groupe prépare aussi la suite grâce à ses avancées dans le segment des nouvelles énergies. Géothermie, séquestration du carbone, ou hydrogène : le groupe maintient le cap dans cette direction et franchira dans les prochains jours une étape cruciale à cet égard, puisque l’homologation de sa solution de stockage à hydrogène interviendra dans le Nord de la France.

Autant de positionnements utiles résultant de la transformation de Vallourec entreprise ces dernières années, tant en termes de stratégie (incluant aussi la réorganisation de son empreinte industrielle, lui permettant de produire au plus près de ses territoires de vente, notamment aux États-Unis, rendant ainsi le groupe peu perméable à l’environnement commercial actuel) que de solidité financière. Récemment, plusieurs grandes agences ont d’ailleurs révisé à la hausse leur notation du groupe, dont Fitch, qui l’a replacé dans sa catégorie Investissement Grade. Une santé financière retrouvée qui permettra aussi au groupe de gratifier, de nouveau, ses actionnaires d'un dividende. Son conseil d'administration leur proposera, à l'occasion de leur assemblée générale du 22 mai, d'en approuver un de 1,50 euro par action.

En attendant que se déroule la suite de l'année, le groupe prévoit que son RBE se situera entre 170 et 200 millions d’euros au deuxième trimestre : la rentabilité du segment "mine et forêts" devrait dépendre des prix de marché du minerai de fer, tandis que celle des tubes - avec des volumes attendus stables, voire en légère baisse - devrait pouvoir s’apprécier légèrement par rapport au premier trimestre, ou alors rester stable. Et les récentes prises de commandes importantes du groupe lui permettent de se montrer confiant pour le reste de l’année. Associées à des facturations plus élevées à l'international et à une réduction des coûts, elles permettent à Vallourec d'anticiper un RBE attendu en progression au second semestre, en comparaison au premier.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article