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Défaillances d'entreprise / février
Les défaillances d'entreprises se stabilisent / Les niveaux restent ce qu'ils sont, mais elles progressent moins rapidement
Après l’atteinte d’un sommet à la fin de l’année 2024, les défaillances d’entreprises semblent s’être installées sur un plateau depuis le début de 2025. A la fin du mois de février, elles se sont en effet fixées à un nombre de 66 107, en cumul sur douze mois, selon les chiffres de la Banque de France. Soit une stabilisation par rapport au mois de janvier, où le chiffre s’élevait à 66 182 (il a été révisé à la hausse depuis la dernière publication). Un constat de stabilisation commun à l’ensemble des secteurs d’activité et des tailles d’entreprises, observe l’institution, puisqu’aucune variation de grande ampleur n’est à relever entre les PME, les ETI, les grandes entreprises et leurs différents champs d’activité.
Si l’on se penche en revanche sur le rythme annuel des défaillances, la hausse reste à l’ordre de jour. Elle est de 12,5 %, plus précisément, en comparant la période s’étalant de mars 2024 à février 2025, à celle un an auparavant. Une hausse qui s’explique, en partie, par un effet de rattrapage qui court encore, après le ralentissement des défaillances qui avait été observé lors de la crise sanitaire, du fait des différentes aides publiques qui avaient alors permis à certaines entreprises de survivre.
Leur arrêt a provoqué un regain des défaillances qui avaient alors été évitées, notamment pour les entreprises les moins productives. Il reste toutefois à souligner que cet effet de rattrapage n’était pas le seul responsable de la flambée des défaillances observée l’année dernière. Le ralentissement économique, les différents stigmates des chocs passés, ou l’impact de l’inflation sur les marges et l’activité des entreprises ont également pesé sur ces dernières.
Des créations dynamiques
Mais bien qu'il reste en progression, le rythme annuel des défaillances poursuit sa décélération progressive. Il s’était affiché à 15,4 % au mois de janvier. La hausse était alors déjà moins soutenue qu’au mois de décembre. "Sur la même période, la population d’entreprises est croissante ; selon l’INSEE, environ 1,11 million d’entreprises ont été créées à fin février 2025 sur 12 mois glissants, en hausse de 2,3 % par rapport au cumul 12 mois arrêté à fin février 2024", ajoute la Banque de France.
En variation annuelle, le secteur des transports et de l’entreposage reste le plus touché, avec une hausse constatée de 23,2 % des défaillances en son sein (et de 57,4 % par rapport à la moyenne de 2010 à 2019). Il est suivi par celui des activités immobilières, où la progression s’affiche à 20,8 %, puis de la construction (+ 18,7 %). Sur le plan de la répartition par taille d'entreprises, la progression des défaillances des petites sociétés s’affiche en hausse de 20,1 %, ou bien 12,8 % pour les entreprises de taille moyenne. Les défaillances d’ETI et de grandes entreprises enregistrent de leur côté la variation la moins élevée sur un an (de 6,6 %). Elles étaient au nombre de 65 à la fin du mois de février, en cumul sur douze mois, comme au mois de janvier. Ce niveau reste néanmoins bien plus élevé que celui qui s’observait lors de la période pré-pandémique, alors que la moyenne s’affichait à 33 entre 2010 et 2019.
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