Macro-économie / Taux / RSA / Emploi / France
Macro-économie / Taux
RSA / Emploi / France
Une réforme du RSA bien difficile à appréhender / Ses effets sur le taux de chômage sont incertains pour ce qui est de 2025
Un certain découragement sur le marché du travail. Voici la façon dont l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qualifiait les chiffres du chômage de quatrième trimestre 2024 arguant qu’on y constate que "le taux d’activité recule de 0,3 point et le taux d’emploi de 0,2 point ". Les chercheurs de l’institution ont choisi de s’emparer de la question et ce précisent-ils pour raisonner "sur le nombre de chômeurs, nous ne prenons pas en compte la variation du nombre de demandeurs de RSA".
Intervalle
La marge d’erreur est ce qu’on pourrait qualifier de conséquente suivant les hypothèses retenues. Notamment puisqu’il n’existe pas que des inactifs purs, considérés comme "ceux qui ne recherchent pas activement un emploi", mais également un certain nombre d’individus "constituant ce que l’on appelle le halo autour du chômage". Ces derniers étant des individus possédant plusieurs des caractéristiques suivantes mais pas toutes à la fois : disponibles dans les deux semaines pour travailler, étant en recherche active les deux mois précédents et souhaitant un emploi.
En plaçant l’intégralité de ces personnes telles actives, les auteurs arguent que "cela entraînerait une augmentation du taux de chômage de 0.9 point". A contrario si "l’on considère la structure de l’emploi de l’enquête Emploi en 2023, alors le taux de chômage n’augmenterait plus que de 0.4 point". Dernière piste explorée, celle où les répondants au questionnaire, anciennement comptabilisés dans le halo autour du chômage, indiquent "avoir travaillé au moins une heure au cours de la semaine de référence et donc seraient comptabilisés dans l’emploi, le taux de chômage pourrait baisser de 0.1 point". Ce qui laisse imaginer l’ampleur de la tâche à effectuer en termes d’insertion sur le marché du travail.
Amortir
Cette année s’annonce également particulière en raison de la charge de travail à considérer pour France Travail. Les équipes de l’OFCE considèrent qu’il faudra du temps afin "d’absorber l’afflux important de personnes déjà inscrites (près d’un million), en plus de celles sollicitant pour la première fois le RSA" et ainsi qu’il "est probable que l’impact sur le taux de chômage ne soit que partiel au premier trimestre 2025, compliquant davantage l’évaluation des effets de la réforme sur l’objectif de Plein Emploi".
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

