Dirigeants, gouvernance / Vinci autoroutes / vinci airports / concessions / Rémi Maumon de Longevialle / Sabine Granger
Dirigeants, gouvernance
Vinci autoroutes / vinci airports / concessions / Rémi Maumon de Longevialle / Sabine Granger
Chez Vinci, les autoroutes et les aéroports ont de nouveaux dirigeants / Nicolas Notebaert fait évoluer l'organisation du pôle des concessions
Il y a de nouveau du mouvement à la tête des concessions de Vinci. Au mois de novembre dernier, le périmètre de Nicolas Notebaert avait été élargi. Il tient en effet désormais les rênes du pôle chapeautant toutes les activités du groupe en la matière (soit Vinci Airports, Highways, Railways, les autoroutes ainsi que les stades) et occupe également la présidence exécutive de Vinci Airports et Autoroutes. Et en ce début d’année 2025, il a choisi de faire évoluer plus encore l’organisation de cette branche, en y nommant deux directeurs généraux.
Sabine Granger est tout d’abord la nouvelle dirigeante de Vinci Autoroutes et d’Autoroutes du Sud de la France (ASF), l’une des sociétés exploitant les axes du concessionnaire, avec Cofiroute, Escota, Arcour et Arcos. Diplômée de l’école de commerce Skema Business School, elle est un pur produit de Vinci. Elle a en effet débuté sa carrière dans le groupe, en finances dans un premier temps, du côté des branches de construction et d’énergies.
En 2012, elle rejoindra Vinci Airports, en exerçant des responsabilités de contrôle de gestion opérationnelle. Elle deviendra la directrice de l’aéroport de Quimper Cornouaille en 2015, puis directrice de projet sur plusieurs appels d’offres pour les concessions d’aéroports en France, comme à l’international. Sabine Granger avait finalement été nommée directrice des aéroports régionaux français, en complément de ses autres responsabilités de développement de l’activité en France.
Débuts dans le conseil
Ensuite, Rémi Maumon de Longevialle a été nommé directeur général de Vinci Airports. Cet ingénieur polytechnicien, également passé par l’ENSAE et Science-Po Paris où il a réalisé un master de politiques publiques, a de son côté entamé sa vie professionnelle dans le conseil, chez PwC. Il y était plus particulièrement spécialisé dans le financement de projets d’infrastructures, les partenariats public-privé et les initiatives de financement privé. C’est d’ailleurs au sein de l’équipe des financements structurés de Vinci Concessions qu’il fera ses premiers pas dans le groupe, en 2012. Il signera son entrée chez Vinci Airports deux ans plus tard, du côté de l’équipe de développement, en tant que responsable de projet, plus spécifiquement dans les fusions-acquisitions. Depuis avril 2018, il en était devenu le directeur financier et administratif.
Ces deux nominations entraînent l’arrivée de leurs deux lauréats au comité de direction de Vinci Concessions. Des filiales d’importance pour le pôle du groupe, puisqu’elles couvrent la quasi-intégralité de ses revenus. Sur les 11,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires générés par la branche au titre de l’année 2024 (en hausse de 5 % à structure comparable), 6,6 milliards d’euros provenaient de Vinci Autoroutes et 4,5 milliards d’euros pour Vinci Airports, le reste découlant plus marginalement de Vinci Highways, la filiale regroupant les autoroutes gérées à l’international et les activités de péages électroniques.
Le premier opérateur aéroportuaire privé du monde (plus de 70 aéroports) a tout particulièrement brillé l’année dernière. Son cash-flow libre a dépassé la barre du milliard d’euros et son Ebitda, de 2,9 milliards d’euros (qui fait ressortir une marge sur chiffre d’affaires de 63,7 %), a contribué à plus de la moitié de la hausse de l’indicateur à l’échelle du groupe. Difficile d’en dire autant pour Vinci Autoroutes. La filiale a de fait été pénalisée par la prise en compte d’une charge de 284 millions d’euros au titre de la nouvelle taxe sur l’exploitation des infrastructures de transport de longue distance, en vigueur depuis la promulgation de la loi de finances pour 2024. Ce qui aura aussi eu un impact sur les bénéfices de Vinci. Son résultat net consolidé, part du groupe, s’est établi dans l'ensemble à 4,9 milliards d’euros. À fiscalité constante, il aurait atteint 5,1 milliards d’euros.
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