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Professions financières / Corporate finance

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exclusif Cession de TDF: qui peut l'emporter?

EXCLUSIF. Opérateurs de tours mobiles américains, fonds de pension canadiens, fonds d'infrastructure... De grands noms manifestent leur intérêt pour ce deal à 4 milliards d'euros, compliquant la donne pour les fonds.
Ce pourrait être l'opération française à plusieurs milliards d'euros que tout le monde attend. Demain, les candidats à la reprise de l'opérateur de réseaux hertziens, terrestres et d'infrastructures TDF devront remettre leur offre aux actionnaires actuels, Axa Private Equity, TPG, Charterhouse et la Banque Publique d'Investissement. Ce sera le premier tour d'un méga deal estimé à plus de 4 milliards d'euros, qui a affolé les banquiers de la place depuis quelques mois. Rothschild, accompagné de Goldman Sachs et BNP Paribas, ont été mandatés pour le process de cession, mais d'autres peaufinent les offres de leurs clients, afin de se donner les meilleures chances de l'emporter. Parmi les candidats naturels, Reuters en dénombre sept, mais pas encore un seul fonds LBO classique. Sont ainsi anticipés les opérateurs de tours mobiles américains American Tower et Crown Castle, mais de sources proches du dossier, il semblerait que le premier ait déjà renoncé. Les fonds de pension canadiens, Canadian Pension Plan (CPP) et PSP Investments, sont également pressentis, et ont les poches suffisamment profondes pour ce type de deal. Enfin, les grands mastodontes des infrastructures devraient se retrousser les manches pour gagner les enchères, comme le français Antin, Macquarie ou encore l'australien AMP. Ce dernier ayant des moyens financiers plus mesurés, il pourrait décider de s'allier à un fonds de private equity pour formuler une offre conjointe. Car du côté des fonds LBO classiques, c'est silence radio pour le moment. Les grands titans du métier pourraient avoir les moyens de leurs ambitions pour un deal à 4 milliards d'euros. Les fonds ont déjà bouclé post-crise des opérations de cette taille aux Etats-Unis, et maintenant aussi en Europe. Mais il semblerait que certains craignent de ne pas pouvoir s'aligner sur les enchères d'industriels qui peuvent compter sur des synergies opérationnelles. Or l'ingénierie financière est, on le sait, désormais moins développée. Dans le cas de TDF, les banquiers travaillent à un montage de dette de 2,3 milliards d'euros, soit 6,5 fois l'Ebitda du groupe estimé autour de 360 millions d'euros. On est bien loin des méga deals de l'âge d'or du private equity, lorsque les fonds finançaient jusqu'à 80% de la valeur d'entreprise via de la dette qui coulait à flots. Il faut donc espérer que s'il est avéré que les fonds de private equity restent absents de l'opération TDF, la raison n'en soit qu'un simple calcul coûts-avantages et non une frilosité à investir dans l'Hexagone.
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