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Une divergence transatlantique qui s’affirme / La Veille Europe souffre de problèmes structurels

Difficile de passer à côté de problématiques européennes qui ne vont pas en s’arrangeant, à la lecture du baromètre risques pays et sectoriels produit par Coface. Il y est notamment procédé à un certain nombre de déclassements sectoriels au sein des pays composant l’Union européenne. L’automobile est particulièrement touchée.
Automobiles neuves. Photo by HENDRIK SCHMIDT / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Automobiles neuves. Photo by HENDRIK SCHMIDT / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP

Coût de l’énergie, mauvaise récolte ou encore carnet de commandes peu rempli. Chacune des dégradations sectorielles prononcées par Coface s’accompagne de la description de cette décrépitude du Vieux Continent. Tout l’inverse du pays dirigé par Donald Trump depuis quelques jours, la croissance y est considérée comme devant "rester solide, grâce à la résilience des dépenses des ménages américains, permise par la résistance du marché du travail et les effets de richesse liés à la hausse des prix de l’immobilier et du marché actions". Un aléa sur la prévision est bien apporté mais il demeure haussier.

Loin de la situation européenne, où la croissance " devrait rester limitée […], pénalisée par les difficultés de l’industrie et de la construction, dont les indicateurs avancés ne pointent toujours pas vers un rebond ". La consommation étant minée par un manque de confiance des ménages empêchant la baisse de l’inflation de produire son effet. Symbole de cette difficulté inhérente au Vieux continent, différentes géographies y voient les perspectives du secteur automobile y être dégradées.

 

En cascade

 

Dans le détail ce n’est pas moins de 8 déclassements sur ce sujet qui sont prononcés, tous sur le sol européen. Ainsi alors qu’elles étaient "dynamiques, les ventes de véhicules électriques [ont] quant à elles ont baissé par rapport à 2023 : - 6 % en glissement annuel pour les voitures électriques à batterie (BEV), et – 7 % en glissement annuel pour les hybrides rechargeables". Lourdement pénalisée par des ventes atones, l’industrie automobile européenne souffre de plusieurs maux selon Ruben Nizard, responsable des analyses sectorielles chez Coface, constatant qu’on connaît "un ralentissement de l’électrification". Il redoute également que la Chine ne reste un adversaire redoutable dans la durée, considérant que "les subventions devraient perdurer en Chine pour ce secteur, on pourrait même voir un ajustement des coûts de production s’opérer pour faire face aux taxes européennes".

Parmi les autres déclassements, on remarque une Italie décidément bien à la peine ; puisqu’en plus de son secteur automobile elle voit également être dégradé celui de l'agroalimentaire notamment en raison de la peste porcine et la même sentence est appliquée à la métallurgie transalpine. Le coût élevé de l’énergie et des carnets de commandes assez déprimés étayant l’argumentaire de Coface sur cette dernière décision. Qu’elle applique également à ses homologues allemand et français.

 

Lueur

 

Quelques reclassements sont également distillés et concernent des pans de l’économie européenne. On n’y retrouve cependant qu’un seul pays membre de l’Union européenne, il s’agit du Luxembourg qui relève la tête après plusieurs exercices durant lesquels son secteur financier faisait grise mine. Notre voisin britannique est quant à lui bien mieux loti, il voit son évaluation pays être reclassée de A4 à A3. Il convient de noter que cette amélioration voit le Royaume-Uni être mis sur le même plan que l’Allemagne et la France en termes de risque pays. Londres est loin de mettre le reste du continent dans le rétroviseur et ce d’autant plus que le Portugal et l’Espagne sont notamment mieux notés.

On n’en est pas moins optimiste chez Coface, puisque ses équipes avancent qu’outre-Manche "la croissance du PIB devrait augmenter en 2025 en raison d’une hausse de la consommation et des investissements publics ainsi que d’une amélioration de la consommation privée ".

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