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exclusif PPR vend la Scandinavie... et met la pédale douce en Chine

EXCLUSIF. Le groupe recentré sur le luxe et le lifsetyle a vendu à bon prix les activités nordiques de Redcats, mais n'ouvrira aucun magasin en Chine cette année. Le titre est à son plus haut depuis 11 ans.
PPR poursuit doucement mais sûrement son recentrage stratégique vers des activités de luxe (Gucci) et lifestyle (Puma). Après la cession de Cyrillus et Vert Baudet en janvier à Alpha Private Equity pour 120 millions d'euros, il continue la vente par appartements de Redcats en annonçant ce matin la vente d'Ellos et Jotex, les deux entités scandinaves de sa filiale de vente à distance. Le prix est plutôt satisfaisant: une valorisation d'entreprise de 275 millions d'euros, soit 8 à 9 fois l'Ebitda. Les analystes n'avaient valorisé Ellos et La Redoute qu'à 150 millions d'euros, donc la création de valeur est indéniable. Pourtant, le cours n'a quasiment pas bougé à la bourse de Paris car, simultanément, des informations venant du journal chinois Diyi Caijing Ribao ont été relayées dans la presse ce matin. Ce dernier affirmait que PPR, qui compte déjà 28 magasins de sa marque phare Gucci en Chine occidentale, ne prévoyait aucune nouvelle ouverture cette année. Il faut dire que les ventes de Gucci en Chine ont grimpé de 13% l'an passé, en prenant en compte les 12 ouvertures réalisées sur l'année. Cela signifie que la croissance des ventes à taille comparable pourrait avoir été négative en 2012. C'est la raison pour laquelle, après plusieurs années d'augmentations du nombre de points de vente, Gucci veut désormais se concentrer sur l'amélioration de son parc existant. Gucci n'est pas le seul à avoir pâti de cet "atterrissage" chinois puisque le marché du luxe a globalement grimpé de 7% en 2012 dans l'Empire du milieu, après avoir bondi de 30% en 2011. La majorité des acteurs mondiaux ont donc décidé, à l'instar de PPR, d'optimiser les chiffres d'affaires de leurs réseaux de magasins afin d'encaisser des coûts plus élevés, que ce soit en loyers commerciaux ou en frais de personnel. Mais la plupart des analystes s'accordent à penser que les ventes du segment luxe devraient progressivement repartir à la hausse cette année en Chine, si la conjoncture s'améliore. Car le désir de posséder des marques emblématiques comme Gucci reste intact au sein de cette immense classe moyenne. Pour ces raisons, le titre PPR, qui a déjà gagné 22% depuis le début de l'année et est à son plus haut depuis 2001, peut encore continuer à toucher les étoiles.
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