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aléas; France; Hexagone

Macro-économie / Taux / eau / France Stratégie / Méteo / climat

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Cette voie ténue pour limiter la hausse de la consommation en eau hexagonale / Elle pourrait doubler d’ici à 2050

On ne peut certes pas maîtriser la météo, cependant la note de France Stratégie étudiant le futur de la demande en eau en France suggère d’explorer toutes les sources d’économies possibles. Ne pas en effectuer semble placer l’Hexagone à la merci des aléas climatiques et ouvrir la porte à des conflits d’usage.
Une irrigation loin d'être anodine. Photo by PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Une irrigation loin d'être anodine. Photo by PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Trois scénarios pour un même message de sobriété. Ligne après ligne, le rapport de France Stratégie sur la demande en eau commandée par Elisabeth Borne, alors Première ministre, à l’automne 2023 distille ses préconisations. Une constante demeure cependant ; il s’avère que les "augmentations des consommations sont étroitement liées à la hausse des prélèvements pour l’irrigation". L’institution prévient néanmoins qu'elle n’a pas encore pu quantifier les tensions possibles entre "une ressource potentiellement disponible et la demande d’eau ", elle s’attellera à ce chantier dans les mois à venir.

Le travail qui vient d’être rendu public s’attache en effet à tracer le champ des possibles et ce à travers 3 scénarios ; à savoir un en tendanciel dans lequel les tendances "observées entre 2010 et 2020 pour tous les usages étudiés se poursuivent entre 2020 et 2030", un autre qualifié de "rupture" dans lequel il y a à la fois une sobriété et une efficacité accrues pour tous les usages liés à cette ressource et enfin un dans lequel toutes les grandes politiques publiques annoncées sont appliquées.

 

Une même hausse

 

Les auteurs ont simulé ce qu’il adviendrait et arguent que dans "la configuration climatique la plus défavorable étudiée, c’est-à-dire avec la projection climatique la plus pessimiste et pour un printemps-été sec", il se pourrait bien qu’une hausse de la consommation, liée à l’irrigation, survienne et ce peu importe la quantité d’efforts et de moyens mis en œuvre. Ce qui changerait cependant c’est l’ampleur de cette dynamique et dans cette optique "seul le scénario de rupture permet de contenir l’augmentation des consommations (+ 10 % par rapport à 2020)". Là où à l’inverse les consommations augmenteraient " substantiellement dans les scénarios tendanciel (+ 102 %) et politiques publiques (+ 72 %) ".

De bonnes nouvelles sont cependant également distillées avec une possible baisse de la demande pour la production énergétique dans la vallée du Rhône, qui serait notable en termes d’impacts pour les prélèvements annuels à l’échelle nationale. En effet sur ce point-là, la dynamique ferait qu’ils "stagnent dans le scénario ‘tendanciel’ (+ 1 %)", tout en diminuant dans les scénarios "politiques publiques" (- 24 %) et dans les scenarios de "rupture" (- 47 %)".

 

Territoires

 

Toutes les géographies ne seront pas affectées de la même façon, puisque les scénarios tendanciels et politiques publiques laissent entrevoir "une augmentation de plus de 50 % des prélèvements dans de nombreux bassins-versants du sud-ouest de la France hexagonale" et ce en raison de l’explosion des besoins en termes d’irrigations. Là où à l’inverse d’autres parties de la France, telle que sa moitié Est, devraient connaître une baisse des usages.

L’arrêt des centrales nucléaires ayant atteint leur limite d’âge n’y est pas pour rien, puisqu’elles représentent actuellement près "d’un tiers des prélèvements pour l’énergie et environ un sixième des prélèvements tous secteurs confondus". La note d’analyse explique que "cela est lié au fait que les quatre réacteurs arrêtés en 2050 (deux au Bugey et deux à Tricastin) sont équipés d’un circuit de refroidissement ouvert qui prélève environ vingt fois plus d’eau qu’un circuit fermé".

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