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exclusif Les données financières de Markit intéressent Temasek

EXCLUSIF. En investissant 500 millions de dollars dans le fournisseur de données britannique, le fonds souverain de Singapour saisit les opportunités naissantes sur le créneau de l'information financière.
Le fonds souverain de Singapour devrait prochainement investir dans Markit, la société qui publie les CDS, les indices PMI et iTraxx, a révélé le Financial Times. Au moment où les acteurs de marché doivent s'adapter à des réglementations plus strictes, l'opération montre, une fois de plus, que l'industrie des données financières recèle un potentiel de croissance important. Le singapourien Temasek s'apprête ainsi à prendre une participation d'un montant de 500 millions de dollars dans le fournisseur de données britannique, mais ma part que cela lui confèrera n'a toutefois pas encore été divulgué. L'opération pourrait encore faire grimper la valorisation de la société britannique, déjà estimée l'an passé à 4,5 milliards de dollars. En janvier 2010, le fonds General Atlantic avait pris 7,5% du capital de Markit pour une enveloppe de 250 millions de dollars. Ces derniers mois, la société d'informations financières a passé en revue les différentes options stratégiques possibles pour poursuivre son expansion, incluant -entre autres- une possible introduction en bourse. "Aucun décision n'a encore été prise sur ce point", a ajouté Lance Uggla, CEO de Markit. Le fonds singapourien joue la carte de la montée en puissance des services financiers, étroitement liée à une réglementation de plus en plus stricte. En jetant son dévolu sur Markit, un acteur en pleine expansion depuis sa création en 2001, l'investissement semble judicieux. D'abord parce que la palette d'activités de la société britannique est large. Outre la publication de célèbres indices et statistiques, le vendeur de données propose aussi des outils de gestion de portefeuille et de valorisation de produits complexes, tout en assurant le traitement des ordres électroniques sur dérivés. Ensuite parce qu'elle offre des évaluations pour déterminer si les banques répondent aux exigences de fonds propres fixées par Bâle III. Quant à Markit, l'offre singapourienne est l'occasion de réduire à une simple minorité la participation des grandes banques à son capital, tout en continuant à diversifier une base actionnariale déjà très fragmentée. A l'heure actuelle, aucune partie prenante ne détient plus de 15% du titre. L'opération pourrait également aider la société à "élargir sa gouvernance et réduire les conflits", au moment où elle lorgne notamment sur les opportunités offertes par le Dodd-Frank Act.
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