Union bancaire : un gain de 1% de PIB d'ici à 2017 ?
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Selon les calculs de la Société Générale, l'union bancaire devrait réduire la fragmentation et les coûts de financement. Toutefois, les besoins en capital des banques pourraient avoir un impact négatif.
Une fois mise en place, l'union bancaire devrait permettre de réduire la fragmentation et les coûts de financement pour les banques. De bonnes nouvelles qui pourraient néanmoins être pondérées par l'impact négatif des besoins en capital des établissements financiers, qui seront prochainement révélés, et l'entrée en vigueur du fonds unique de résolution, dernier pilier de cette nouvelle machine de guerre. Quoi qu'il en soit, les gains devraient être supérieurs aux coûts, et ainsi permettre de doper le PIB de 0,4% en 2015 et même de 1% d'ici à 2017, selon les estimations de la Société Générale publiées ce vendredi.
Pour expliquer ces bénéfices, il convient de rappeler le coût de la fragmentation. Celle-ci pèse sur les pays périphériques, de l'ordre de 0,9 point de base pour le PIB espagnol et 0,7 pb pour l'italien. "L'union bancaire européenne devrait permettre à cette fragmentation de diminuer graduellement au cours de l'année prochaine."
"Nous ajoutons à cela une réduction additionnelle des coûts de financement grâce à une réduction de la prime de risque sur les souverains périphériques de 100 points de base", ajoute la Société Générale. De manière encore plus rapide, la confiance apportée par l'union bancaire devrait impacter de manière positive les taux de crédits bancaires.
A l'inverse, les nouvelles exigences de capital, qui devraient émerger des examens des banques, pourraient peser négativement sur le PIB. Les nouvelles provisions pourraient tourner autour des 60 à 100 milliards d'euros, soit l'équivalent de 0,3 à 0,5% des actifs pondérés en fonction des risques (RWA) de la zone euro. "Convertir cela en impact sur le PIB repose sur trop d'incertitudes", précise la Société Générale, qui rappelle que toutes ses estimations sont sujettes à caution. Pour éviter que les impacts ne soient démultipliés, la banque ajoute qu'"un soutien crédible" sera essentiel une fois le déficit de fonds propres connu. "La plupart des banques devraient être capables de remplir ces exigences supplémentaires de capital en interne. Certaines banques pourraient connaître des difficultés, et l'échec d'un soutien de capital crédible pourrait déclencher de nouvelles inquiétudes de marché."
Enfin reste à ajouter aux calculs, l'effet du fonds unique de résolution. Celui-ci devrait être limité puisqu'il représenterait environ 0,1% du PIB.
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