Sanofi: aux grands maux, les grands moyens
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Le laboratoire pharmaceutique a bien résisté à la montée de génériques au premier semestre. Mais pour compenser l'expiration de ses brevets, il aura recours à des suppressions d'emplois.
Sanofi, qui va clôturer la séance du jour dans le vert à 63,2 euros (+2,6%), a révélé hier des performances supérieures aux attentes des investisseurs et des analystes. La société française, dirigée par Chris Viehbacher, a bien résisté à l'expiration de ses brevets, via le renforcement de sa présence dans les pays émergents et la diversification de ses activités (vaccins, traitement contre le déiabète, santé animale). Mais la montée inéluctable des génériques ne manquera pas d'impacter les bénéfices d'ici la fin de l'année.
En attendant, le bénéfice net par action est en hausse de 0,6%, à 3,32 euros au premier semestre, grâce à une amélioration de 5,8% de la marge brute et à la progression de 7,8% du chiffre d'affaires, à 17,3 milliards d'euros. L'effet de change a été très positif pour Sanofi, puisque l'appréciation du dollar américain, du yen et du yuan ont fait grimper la top line de 4,2 points.
Dans le détail, les activités relatives aux plateformes de croissance, qui représentent 64,1% du chiffre d'affaire total, ont enregistré une progression de 11% des ventes. L'acquisition de la société Genzyme en février 2011 a été un succès et le chiffre d'affaire de la division "diabète" a enregistré une croissance à deux chiffres au deuxième trimestre. Sans compter que les vaccins, qui ont progressé de 1,5%, sont au coeur de la stratégie du groupe et pourraient être la vache à lait de demain. Globalement, ce sont bien sûr les pays émergents et l'activité santé grand public qui ont soutenu la progression du chiffre d'affaire.
Mais si les derniers mois ont été épargnés, la menace des génériques plane. La branche pharmaceutique pourrait accuser des pertes de 1,4 milliard d'euros en 2012, ce qui incite le laboratoire à maintenir ses projections, soit une baisse du bénéfice net par action de 12 à 15% cette année. L'objectif est donc de soutenir les activités qui ont un fort potentiel de croissance et d'éliminer les coûts inutiles. Ainsi, la société a décidé de restructurer son pôle de recherche et de se concentrer sur la division vaccins, ce qui aura, aux dires du management, "un impact sur l'emploi". La CFDT estime que 1 200 à 2 500 emplois seront supprimés. Sanofi emploie 113 000 personnes dans le monde, dont 28 000 en France.
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17/09/2021 - 10:31

