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Telecom Italia repart à l'assaut de Metroweb
En attendant de savoir à quoi ressemblera le marché français des télécoms à plus ou moins brève échéance, la réorganisation du marché italien prend forme. Et les différents acteurs du secteur sortent résolument du bois pour afficher leurs ambitions. Ce que vient d’annoncer Telecom Italia en dit ainsi assez long sur sa volonté d’accroître son influence sur son marché local. Il a effectivement officiellement déclaré sa flamme auprès du spécialiste de la fibre optique, Metroweb, en formulant une offre d’une valeur de 820 millions d’euros pour récupérer l’intégralité du capital de l’entreprise italienne ou au moins une participation majoritaire. La cible est actuellement entre les mains de la Cassa Depositi i Prestiti (CDP) et du fonds d'infrastructures F2i. La société est d’ailleurs au centre de tous les intérêts puisque pas plus tard que samedi, Enel, la compagnie d’électricité italienne aurait présenté une offre informelle pour acquérir Metroweb et ce, dans l’optique de créer son propre réseau internet de haut débit. Il faut savoir que Metroweb, propriétaire du plus important réseau de fibre optique de Milan, est la cheville ouvrière du projet très haut débit de 12 milliards d'euros du président du conseil Matteo Renzi.
Ce n’est pas la première fois que Telecom Italia s’intéresse au dossier puisque l’an passé déjà lors de la cession d’une partie des actions de F2I, il avait tenté de prendre une participation dans l’entreprise, tout comme son concurrent Vodafone. Pour finir, ni l’un ni l’autre n’avaient eu gain de cause puisque c’est la CDP qui a récupéré les titres. L’opérateur italien revient donc à la charge. A-t-il ses chances cette fois ? Le dossier est éminemment politique et Telecom Italia devra montrer patte blanche vis-à-vis de la manne publique s’il veut emporter le morceau. En cas de succès, l’opération aurait beaucoup de sens pour la société dont Vincent Bolloré est le premier actionnaire. Surtout dans une optique de consolidation franco-italienne.
Car en France, de multiples scénarios continuent plus que jamais de circuler, même après l’échec des négociations entre Orange et Bouygues Telecom. On prête notamment à Xavier Niel d’avoir pris langue avec Stéphane Richard en vue d’un rapprochement. Aurait également du sens une convergence entre Telecom Italia et Orange, Vivendi pouvant trouver dans ce deal d’importantes synergies, alors que le groupe de Vincent Bolloré comme celui de Stéphane Richard ont pour point commun d’avoir développé une forte présence en Afrique. La consolidation des télécoms européenne est très loin d’être terminée.
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