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Edmond de Rothschild veut faire du private equity une de ses activités phares

L'établissement réorganise sa division private equity en faisant notamment venir 2 responsables. Il veut faire croître de 50% d'ici à deux ans les encours gérés qui totalisent actuellement plus de 3 milliards d'euros.
Johnny El Hachem
Johnny El Hachem

La période est décidément active chez les Rothschild. Aujourd’hui, c’est la branche Edmond de Rotschild qui présente ses nouvelles ambitions dans le private equity. Activité qu’elle développe certes depuis longtemps mais que l’établissement souhaite aujourd’hui muscler en le réorganisant. D’abord en regroupant autour d’une seule et même bannière celle d’Edmond de Rothschild Private Equity tous les fonds dédiés à ce type d’investissement. Ensuite en musclant les équipes avec l’arrivée de deux nouveaux responsables : David Chamberlain qui sera chargé des relations avec les investisseurs. David Chamberlain, 59 ans, a occupé pendant ces 10 dernières années le poste de Chairman & Managing Partner chez Capstone Partners, spécialisé dans les levées de fonds de private equity, de dette privée, d’infrastructure et d’actifs réels. Auparavant, il a passé 17 ans chez Unigestion à Genève, Suisse, où il a occupé le poste de Directeur Financier puis de Directeur général, après avoir introduit et développé les activités d’investissement en fonds de private equity d’Unigestion. Autre arrivée, celle de Jean-François Félix nommé Directeur Associé en charge de la franchise Edmond de Rothschild Europportunities (ERES). Jean-François Félix a commencé sa carrière comme consultant en stratégie chez McKinse jusqu’en 1996. Après un passage dans le fonds de retournement DSP à Philadelphie (USA), il a rejoint Vestar Capital Partners à Paris en 2001 où il a occupé différents postes avant de diriger ce bureau jusqu’en 2012. Il a en particulier mené les investissements dans SAB Wabco (2002) et AZ Electronic Materials (2007). Il a été membre du conseil d’administration de Sab Wabco de 2002 à 2004 et d’AZ Electronic Materials de 2007 à 2011, après son introduction au London Stock Exchange. Il a ensuite co-fondé Ixens, un cabinet de conseil en gouvernance d’entreprise avant d’intégrer le groupe Edmond de Rothschild en juin dernier.

Ce département regroupé gère actuellement plus de 3 milliards d’euros à travers 10 thèmes d’investissement très différents. Avec cette particularité d’avoir tous été « testés » par le groupe qui a les a d’abord financé sur ses fonds propres avant de les ouvrir aux investisseurs. On y retrouve ainsi aussi bien des fonds dédiés aux sciences de la vie, que les small et mid caps, l’Afrique, la Chine, des projets d’agroforesterie durable en Amérique Latine, l’hôtellerie de luxe, les infrastructures ou l’assainissement des terres. Sur ce dernier sujet, le fonds Ginkgo a pour spécificité d’acquérir des terrains contaminés, de les dépolluer et de les transformer en terrains à bâtir pour les vendre à des promoteurs. Quand au fond d’infrastructures, il se porte de plus en plus candidats à des actifs d’hôpitaux ou d’écoles dans une optique sociétale.

L’ambition d’Edmond de Rothschild Private Equity est d’accroître de plus de 50% les encours gérés d’ici à deux ans. Dans l’immédiat, plusieurs levées sont actuellement organisées. Dans les prochaines semaines, le groupe va notamment lever un nouveau fonds ERES III (d’une taille cible de 300 millions d’euros), spécialisé dans l’investissement minoritaire diversifié. Idem pour les fonds China 2, Ginkgo 2 (120 millions d’euros), TIIC 2 (infrastructures) qui vise 500 millions d’euros. Selon les responsables de l’établissement financier, les capitaux sont là mais les investisseurs se montrent très sélectifs et exigeants. Les promesses de rendement de ces investissements sont toutefois plutôt alléchantes en cette période de taux bas : entre 12% et 20% de rendement annualisé en fonction des stratégies choisies.


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