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Politique économique / Cabinet ministériel / Elysée

Politique économique
Cabinet ministériel / Elysée

Un nouveau secrétaire général adjoint à l'Élysée

Anne de Bayser est remplacée par Pierre-André Imbert en tant que secrétaire général adjoint de la Présidence de la République. Un poste qu'Emmanuel Macron a lui-même occupé sous François Hollande.
Pierre-André Imbert
Anne de Bayser
Alexis Kohler
Partenaires sociaux
Emmanuel Macron
Pierre-André Imbert Anne de Bayser Alexis Kohler Partenaires sociaux Emmanuel Macron

La Présidence de la République a un nouveau secrétaire général adjoint. Il s'agit de Pierre-André Imbert, qui était conseiller social du Président depuis le début du quinquennat. Une belle promotion pour cet homme d'une cinquantaine d'années, notamment passé par le cabinet de Michel Sapin, puisqu'il aura désormais la main sur toute l'action publique, mis à part les questions régaliennes et internationales. Il succède à ce poste à Anne de Bayser et surtout Emmanuel Macron, qui fut secrétaire général adjoint sous la présidence de François Hollande, de 2012 à 2014.

Docteur en économie de l'Université Panthéon Sorbonne, Pierre-André Imbert commence sa carrière professionnelle comme assistant de recherche au ministère de l'Education et de la Recherche, puis il rejoint l'Assemblée nationale en tant que conseiller du président de la Commission des finances. Il bifurque ensuite dans le privé, au sein du cabinet de conseil en RH Altedia (devenu par la suite LHH), où, en tant que "senior project manager" puis directeur du département ingénierie sociale, il gère de nombreuses restructurations. En 2012, il rejoint le cabinet de Michel Sapin, dont il est d'abord conseiller mutations économiques, puis directeur de 2014 à 2016. Après neuf mois à l'inspection générale des finances, il est donc appelé comme conseiller social au cabinet du Président, qu'il a côtoyé à Bercy.

Ce conseiller de l'ombre n'en est pas moins un fervent militant politique, passé par l'UNEF et SOS Racisme lors de ses années étudiantes avant de se présenter pour le PS aux élections municipales du Kremlin-Bicêtre, où son père est médecin. Il échoue à une centaine de voix près, quitte le PS et rejoint le Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement. En 1999, il rejoint le comité scientifique d'Attac, où il défend alors les 35 heures et dénonce la décentralisation de la négociation collective. Ironie du sort puisque c'est lui qui sera chargé de mettre en musique le nouveau modèle social du Président Macron et de défendre la loi Travail de l'exécutif. Depuis 2017, il a notamment été aux premières lignes pour négocier la réforme de l'assurance chômage et de l'apprentissage avec l'ensemble des partenaires sociaux.

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